Les élèves des écoles St-Patrick et St-Joseph ont pu découvrir les traditions de la francophonie, surtout celles du Québec, lors du passage de Maple Man.
Les trois écoles catholiques de Yellowknife en ont appris beaucoup sur l’importance du français et ses traditions au Canada, du 21 au 23 mars.
Les jeunes de neuvième année de l’école St-Joseph se sont déplacés à l’école St-Patrick afin de rencontrer d’anciennes élèves qui leur ont parlé des avantage futurs pouvant découler d’études en anglais et en français.
« Ce n’est pas plus facile si tu étudies seulement en anglais, croit Jacqueline. Mais il faut que tu aimes le français. Moi j’adore le français, je suis francophile, et je trouve toujours des occasions de parler en français ici à Yellowknife. »
Voulant se concentrer sur des études qu’ils croient plus poussées, certains adolescents préfèrent choisir de poursuivre leurs études secondaires dans une école uniquement anglophone.
« On nous a dit que notre anglais souffrirait parce qu’on étudiait en français, mais ce n’est pas vrai, dément l’autre ancienne élève invitée, Jessica. En plus, ma connaissance du français m’a aidée à apprendre d’autres langues, comme l’espagnol. »
Jessica a aussi mentionné que le fait qu’elle parle bien français lui a ouvert plusieurs portes, comme en France, en plus de lui permettre d’effectuer plusieurs voyages.
« Il y a plusieurs autres pays où l’on parle français », affirme-t-elle.
Expérience de cabane à sucre intérieure
Il n’y avait toutefois pas uniquement la venue de Jacqueline et Jessica à l’horaire puisque les jeunes de St-Joseph, joints par les étudiants d’immersion française de dixième et onzième année de l’école St-Patrick, ont aussi rencontré l’homme qui se fait surnommer « Maple Man ».
René Turmel était de passage à Yellowknife à son dernier arrêt dans sa tournée pancanadienne dans les écoles secondaires.
L’homme originaire de Ste-Marie-de-Beauce en a appris énormément aux jeunes de Yellowknife sur la tradition québécoise de la cabane à sucre.
L’expérience était d’autant intéressante du fait que René Turmel tient une cabane à sucre traditionnelle, bien différente des cabanes à sucre commerciales plus nombreuses que l’on retrouve au Québec.
Tous ceux qui étaient présents ont donc pu découvrir tout le processus de collecte et de raffinement du sirop d’érable par le biais d’un vidéo créé et commenté par le Maple Man, en plus de se régaler de tire sur la neige à la toute fin.
« J’ai bien aimé mon expérience, avoue René Turmel. C’est différent des autres endroits, comme lorsque je suis allé en Colombie-Britannique. C’est toujours agréable de rencontrer des gens de différentes régions, comme Yellowknife. »
Échange de traditions
Justement, le Maple Man en aura lui aussi beaucoup appris sur Yellowknife et ses aspects culturels lors de son voyage.
Ce qui l’a le plus frappé, c’est de voir à quel point la culture autochtone est ancrée dans la vie quotidienne des gens.
« La culture est plus sauvegardée ici et les Amérindiens sont plus calmes, c’est ce qui m’a frappé, affirme-t-il. D’où je viens, il n’y a pas vraiment d’Amérindiens, on les retrouve plutôt près de la ville de Québec. »
Il a aussi été impressionné de voir la circulation de glace alors qu’il faisait du ski sur le Grand lac des Esclaves, quelque chose qu’il n’avait jamais vu auparavant.
De façon générale, c’est l’aspect de la nature qui l’a interpellé, faisant le lien avec la cabane à sucre qui se retrouve aussi dans cet environnement.
« Les jeunes de Yellowknife sont gâtés parce qu’ils voient beaucoup de choses que les jeunes de bien d’autres écoles où je suis allé ne voient pas », croit René Turmel.
Ce fut un bon échange de culture puisque les élèves des écoles St-Joseph et St-Patrick ont pu jouer de la musique au moyen des cuillères et ont dansé un reel québécois sous les directives du conférencier.
