Chaque semaine, l’actualité ténoise s’illustre sous la plume et la voix de Cécile Antoine-Meyzonnade.
Autour d’un café fumant, les langues et les esprits s’échauffent pour trouver le mot juste, l’expression adéquate. Tous les dimanches à la même heure, des francophiles se mettent à la table du Birchwood à Yellowknife avec une envie plus forte que celle de dévorer un cookie : pratiquer le français.
10 juillet 2026, déjà 234 000 hectares ravagés par les flammes aux TNO. 155 feux sont actifs, dont 144 hors de contrôle. À Fort Simpson et Wrigley, des dizaines de personnes ont dû quitter leur foyer, et une maison a été détruite. Dans ce paysage brûlant d’urgence, un autre chiffre émerge : 1,5 million d’arbres […]
Que veut-on dire réellement lorsque l’on parle de « réconciliation » ? Si l’on prend la définition générale du mot, le terme désigne l’action de raccommoder, de rapprocher, des adversaires, des gens fâchés entre eux. Dans le contexte qui nous intéresse – celui qui oppose, au Canada, les peuples des Premières nations, opprimés, aux peuples non-autochtones, […]
La boucle est, une nouvelle fois, bouclée. Pour des milliers d’élèves à travers le pays, des centaines de finissant.e.s dans les TNO, il est venu le temps des graduations. Dans les écoles francophones, ce sont trois jeunes – deux à Allain St-Cyr et un à Boréale – qui passent ce moment avec les honneurs.
Instruire équitablement est primordial, avoir la capacité d’inclure de manière égalitaire l’est tout autant. Et c’est exactement ce qui doit être fait rapidement à Yellowknife, où la situation du mal-logement ne progresse que dans le mauvais sens.
Ce proverbe, d’origine africaine d’après différentes sources, résume parfaitement l’esprit qui a traversé le Sommet panterritorial sur l’apprentissage dans le Nord canadien cette première semaine de juin.
“T’as senti la fumée?” Dimanche dernier, aux premières lueurs du jour, un léger voile blanc enveloppait l’air. Les plus optimistes ont choisi d’y voir une brume sympathique de matin de mai, d’autres, plus pragmatiques pourrait-on dire, y ont décelé un léger fumet boisé venu tout droit du sud des TNO.
Il y a des semaines comme celle-ci, où tout semble parfaitement faire sens. Les histoires, les moments, les sujets s’assemblent et résonnent entre eux. Un fil rouge est tracé. Aux TNO et dans l’Arctique, un souffle nouveau traverse les rues, les institutions et le ciel.
Remuer le sol, sentir sa richesse, voir ses paumes noircies, ses ongles terreux… Cette semaine avait lieu le premier rendez-vous jardinage de l’année devant l’École Weledeh à Yellowknife, le tout encadré par la Fédération franco-ténoise (FFT).
Il y a dans l’air ténois, comme un je-ne-sais-quoi de résistance. Comme si, nous, francophones, devions garder et sécuriser notre petit lopin de terre durement acquis face à un ennemi grignotant du terrain chaque jour. Ou, dans notre cas précis, chaque rentrée scolaire.
C’est une vaste question ! Le 28 avril 2026, plusieurs centaines de personnes ont défilé dans les rues de Whitehorse, capitale du Yukon, pour protester. Que ce soit par des paroles, des affiches portées haut ou au son des tambours, la foule a clairement manifesté son indignation suite à une décision de justice jugée injuste.
C’est reparti pour une nouvelle semaine tournée vers Inuvik. Malheureusement, pour la deuxième semaine consécutive, les oiseaux nordiques de mauvais augure ont encore frappé le système éducatif de la communauté.
Une nouvelle glaçante a plongé la francophonie dans une situation préoccupante cette semaine : c’est la fin du programme d’immersion française à l’école primaire East Three à Inuvik. Cette fermeture marque un recul alarmant du tissu culturel et linguistique sur notre territoire.
Logement, santé en français… deux sujets essentiels, souvent évoqués, et jamais épuisés, dans les Territoires du Nord-Ouest et dans nos colonnes. Les annonces, les études, les analyses s’empilent comme des blocs de construction dans le but de bâtir un équilibre, promettre une croissance.
Il y a deux mois de cela, le 3 février, nous apprenions avec tristesse et indignation la future fermeture de l’unique cinéma de la capitale des Territoires du Nord-Ouest. Un point final à plus de 75 ans d’exploitation animée.