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le Jeudi 26 avril 2012 22:02 Éducation

École St-Joseph Compassion et équité

École St-Joseph Compassion et équité
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C’était journée de prise de conscience morale à l’école catholique St-Joseph le mardi 24 avril alors que les jeunes de tous les niveaux en apprenaient sur les valeurs.

Annuellement, aux alentours de Pâques, l’école St-Joseph tient une série d’activités pour ses élèves afin de leur inculquer quelques valeurs importantes.
Le mardi 24 avril, la journée avait pour thèmes la compassion et la sensibilisation, selon l’âge des jeunes.
À cette période de l’année où le Christ a sacrifié sa vie au nom des autres, les écoles catholiques trouvent important de faire don de soi et d’être généreux même envers ceux que l’on aime moins.

Le bon samaritain

Pour les plus jeunes de la maternelle, l’enseignante d’immersion francophone Madeleine McCarthy demandait à ses élèves d’interpréter l’histoire du bon samaritain.
Les petits groupes de jeunes, en rotation durant la journée, jouaient les quelques rôles de l’histoire qu’a racontée Jésus à un avocat. L’histoire va comme suit :
Un jour, un homme d’origine juive qui voyage avec sa marchandise sur son âne se fait attaquer par des bandits, qui lui volent tout et le battent, avant de le laisser pour mort.
Passant devant lui, un prêtre et un lévite s’arrêtent, mais finissent par fuir par peur d’être attaqués à leur tour par les voleurs.
Le samaritain, lui s’arrête à son tour et, remarquant que l’homme au sol est juif, songe à le laisser là aussi puisque les Juifs sont ses ennemis, mais réalise ensuite que l’origine de l’homme ne devrait pas influencer son sort.
Le samaritain décide donc d’aider le pauvre homme et l’aidant à se loger pour la nuit.
La jeune francophone Avery a appris de cette histoire que l’on peut aider les gens qui en ont besoin.
« Même s’il y a un ami qui est différent, je peux l’aider quand même », dit-elle.
Bien qu’ils soient peu âgés, ces élèves ont appris qu’il ne faut pas refuser d’aider quelqu’un parce qu’il est différent ou qu’il n’a pas les mêmes convictions.

L’aide à l’international

Il n’y a pas que ses amis que l’on peut aider dans la mesure de ses moyens puisque l’on peut participer à l’aide humanitaire.
L’Agence canadienne de développement international était aussi à l’école St-Joseph pour faire comprendre aux élèves un peu plus âgés l’importance d’apporter son aide aux autres.
Par le biais de mises en situation, les deux intervenantes démontraient ce que signifie l’égalité.
Elles citaient en exemple le repas fourni aux élèves durant la pause du dîner, soit de la soupe.
« Il y a de la soupe pour le repas, mais nous n’en avons apporté que pour la moitié de la salle, donc il n’y a qu’eux qui vont pouvoir en avoir, a illustré les intervenantes de l’Agence canadienne de développement international. Est-ce que c’est juste? Non. Dans le monde, il y a des endroits où c’est comme ça. »
Par l’entremise du message religieux, la leçon était donc la suivante : puisque Jésus n’a pas de mains, sinon les nôtres, il est de notre devoir de rendre le monde meilleur et plus équitable.
L’Agence canadienne de développement international fait partie des organismes gouvernementaux qui sont passés sous le couperet conservateur lors du dernier budget. Elle en a donc profité pour inciter les jeunes à les soutenir dans leur lutte pour faire changer d’avis les députés.