L’ensemble musical néo-brunswickois, Les Hôtesses d’Hilaire, sont de passage dans les Territoires du Nord-Ouest, pour charmer la région de leur musique et leur accent.
Les Hôtesses d’Hilaire c’est cinq musiciens, cinq jeunes du Nouveau-Brunswick qui n’ont pas peur d’affirmer haut et fort leur fierté de la langue française. Serge Brideau, Michel Vienneau, Mico Roy, Maxence Cormier et Léandre Bourgeois ont débarqué à Hay River, le 13 juin dernier pour donner une série d’ateliers à l’école Boréale. De plus, ils feront partie du spectacle pour la Saint-Jean-Baptiste, à Yellowknife.
La formation musicale qui en est encore à ses débuts ne compte que deux années d’expérience, mais déborde de talent. Le groupe composé au départ du bassiste Michel Vienneau, du guitariste Mico Roy et d’un batteur a par la suite été rejoint par le chanteur Serge Brideau.
Et pourquoi les Hôtesses d’Hilaire?
« Hilaire c’est le père de Serge. La première fois que je l’ai rencontré, cela a déclenché plein de choses en moi », raconte le bassiste.
« C’est vraiment un hyperactif! Un original hyperactif », ajoute le chanteur.
« Avec notre chanson Edmonton à Montréal, on avait pensé aux Hôtesses de l’air et c’est Guillaume, le batteur de l’époque qui est arrivé avec l’idée. On devrait s’appeler les Hôtesses d’Hilaire », explique Serge Brideau.
Pas de doute qu’avec un nom pareil le groupe de musique soit aussi survolté. Ils ont égayé une danse organisée pour les jeunes et ont joué au pub de la ville la fin de semaine dernière. Tous les cinq ont apprécié leur séjour à Hay River.
« Je trouve ça fantastique. Les gens sont très accueillants. Ils n’hésitent pas à nous prêter ce dont on a besoin », avoue Léandre Bourgeois, qui a particulièrement apprécié la nature aux alentours de la ville.
Fierté francophone
Les Hôtesses d’Hilaire sont également venus partager leur amour de la langue avec les jeunes francophones. Venant tous d’une région où anglais et français se côtoient, les membres du groupe sont d’autant plus fiers de chanter en français.
« Venir ici et faire des ateliers, cela peut donner le goût aux jeunes francophones qui ne font pas nécessairement de la musique, mais qui peuvent avoir envie de s’ouvrir plus à la francophonie. Je crois que nous avons changé la vision de plusieurs jeunes », affirme Michel Vienneau.
Vivre dans une communauté linguistique en minorité signifie qu’il faut se battre pour sa langue et sa culture et la formation en est bien consciente puisqu’elle vit cette situation au Nouveau-Brunswick.
« Le français, ça s’apprend et l’anglais, ça s’attrape! », lance le bassiste.
« Je pense que la survie des francophones en milieu minoritaire passe par la culture », complète Serge Brideau.
Les Hôtesses d’Hilaire se produiront à Yellowknife, pour la fête de la Saint-Jean-Baptiste et repartiront par la suite vers leur province maritime. Le groupe participera à quelques festivals et événements au Nouveau-Brunswick au cours du mois d’août et sera en préparation d’album au mois de septembre prochain. En attendant, quelques chansons de leur cru peuvent être entendues sur MySpace.
