Le Festival Folk on the Rocks aura une fois de plus été un moment marquant dans l’année musicale ténoise.
Durant toute la fin de semaine, plus d’une trentaine de chanteurs et groupes de musique se sont produits sur les scènes du Festival Folk on the Rocks.
De la musique, il y en avait certainement pour tous les goûts et tous auront laissé une impression différente aux gens qui se sont déplacés pour les voir et tirer plaisir de leurs chansons.
« C’était vraiment superbe et nous avons passé du bon temps, souligne une spectatrice, Mika Cameron. C’est merveilleux de pouvoir revenir et revoir des gens après un long hiver. Cela fait très longtemps que je suis ici et je viens chaque année, qu’il fasse beau ou pas. C’était vraiment exceptionnel, surtout aujourd’hui, où j’ai pu entendre de la très bonne musique. »
Au total, ils étaient plus de 5000 spectateurs à se déplacer sur le site de Folk on the Rocks pour entendre la variété de musique et se divertir.
Parmi les autres attractions, les boutiques d’artisans se sont bien démarquées alors que les artistes ténois ont profité d’une grande visibilité pour démontrer tout leur savoir-faire.
Pascaline Gréau et Natasha Boghal ont certainement ravi bien des gens de tous âges avec leurs dessins au henné que l’on pouvait voir sur les bras de plusieurs visiteurs tout au long de la fin de semaine.
Engouement
Le thème de cette année était ciblé sur l’inspiration et les étincelles que provoquent les musiciens sur scène aux spectateurs dans la foule, regroupées sous les mots Spark, Spur, Inspire, Stir que l’on pourrait traduire par étincelle, impulsion, inspiration et agitation.
Pour l’occasion, la chanteuse Dana Sipos, qui a agit comme maître de cérémonie durant la journée de dimanche sur la scène principale, a composé une chanson spéciale sur le thème.
« Étincelle, impulsion, inspiration, agitation. Folk on the Rocks est un remède médical, chantait-elle. L’étincelle est le feu qui nous allume, nous fait taper du pied et remuer le derrière. L’impulsion est le rythme épuisant qui nous fait tambouriner de nos doigts et fredonner la chanson. L’inspiration est la musique qui nous fait bouger de notre siège ou sur le plancher de danse. Et l’agitation est lorsque l’on se remue et qu’on se mêle aux sons. »
Évidemment, la chanson perd de son lustre lorsque traduite en français et n’a pas le même impact, mais le message est clair que Dana Sipos a vécu personnellement l’engouement et l’inspiration que peut apporter ce festival.
Inspiration
Puisque l’un des thèmes de Folk on the Rocks était l’inspiration, les chanteurs et musiciens ont pu réfléchir un moment à leur musique et à comment elle inspire les autres.
Le joueur de flûte amérindienne, William Greenland, maître de cérémonie dans la journée du samedi, a offert un moment de calme et de paix lorsqu’il a enchanté la scène de sa flûte.
Pour lui et pour plusieurs qui l’ont écouté, c’est une façon extraordinaire de pouvoir se connecter avec soi-même.
« L’inspiration que je veux passer aux autres est ce sentiment de ne pas penser aux problèmes extérieurs et de penser à soi-même et à la connexion spirituelle que l’on a avec son entourage, explique-t-il. Quand on l’entend, tout à coup, tout semble se mettre en place et on ressent la paix intérieure. »
William Greenland joue de cette flûte depuis deux ans et croit que le premier connecté à cette spiritualité est lui-même, plus que jamais auparavant.
Ayant participé au tout premier Folk on the Rocks, le chanteur David Essig avait lui aussi un message qu’il voulait transmettre aux gens cette année.
« Un de mes grands héros dans la vie est un philosophe du nom de Jürgen Habermas, qui dit que sans même le vouloir, juste en étant ici et en discutant, nous nous informons l’un l’autre de notre humanité et nous émancipons l’un de l’autre, en nous faisant réaliser qu’il peut y avoir beaucoup plus que les choses quotidiennes, avoue-t-il. Et c’est vraiment ce qui me pousse à continuer parce que, n’eut été de cela, j’aurais arrêté il y a bien des années. Si une personne a été transportée par ma musique, c’est suffisant pour moi. »
David Essig aime faire le lien entre le passé et le présent dans ses chansons pour donner une réalité aux histoires qu’il raconte.
Il a aussi la vision de n’être qu’une simple feuille sur une branche de l’arbre de la musique traditionnelle et que le fait de connecter la foule ainsi par sa musique lui donne l’impression de faire partie de ce grand arbre.
