Les enseignantes Amy Louise de Fort Smith et Christina Rodgers de St-Andrews au Nouveau-Brunswick ont entamé une correspondance entre leurs élèves. Dans les prochaines semaines, diverses activités entre les deux villes s’effectueront par différents moyens de communication.
Trente élèves auront la chance d’apprendre à découvrir de nouvelles personnes, une autre culture et un lieu différent. De fait, ils vont écrire des lettres, envoyer des photographies et des cartes postales présentant la ville de Fort Smith ou de St-Andrews qu’ils posteront dans la province correspondante. Il est également prévu pour tous ces jeunes d’avoir des rencontres au moyen de Skype. « C’est bien, car avec la technologie, ils auront la chance de se voir », a commenté Amy Louise. Aussi, chaque élève se fera assigner son propre ami tout au long du projet.
Les objectifs des deux jeunes enseignantes sont de permettre aux élèves d’en apprendre plus sur le Canada, de le faire en écrivant en français et de pouvoir envoyer leur lettre par la poste, chose qui se faire rare pour cette génération, a mentionné Amy Louise.
Reproduire le passé
C’est lors d’une discussion avec son amie que Christina Rodgers, enseignante à St-Andrews au Nouveau-Brunswick, a confié à Amy Louise que ses élèves ne sont pas très renseignés sur leur pays. Madame Louise s’est souvenue que dans sa jeunesse, elle a entretenu une correspondance avec une classe d’une autre partie du Nouveau-Brunswick, sa province natale. Alors l’idée lui est venue de répéter le même scénario, mais avec les élèves de son amie. Ces derniers sont en cinquième année et reçoivent également un enseignement en français, tout comme les élèves auxquels elle enseigne, qui sont en quatrième et en cinquième année. « Je pensais que c’était une bonne idée, car ici, à Fort Smith, les élèves ne connaissent pas beaucoup de choses à propos du Nouveau-Brunswick ». Elle a ajouté que les jeunes du Nouveau-Brunswick en savaient également peu sur Fort Smith.
Jusqu’à présent, les jeunes sont vraiment excités de faire le projet, ils sont impatients de recevoir les réponses de leurs correspondants. Par ailleurs, ils ont lancé l’idée d’aller rendre visite à leurs récentes connaissances, mais Madame Louise a dû leur expliquer que c’était impossible en raison des coûts reliés aux frais de transport.
L’enseignante de l’école JBT de Fort Smith a tenu à mentionner que c’est une bonne expérience pour tous. Elle espère que le projet ouvrira des portes à d’autres enseignants et que les enfants ouvriront leur regard sur une autre culture et le mode de vie de jeunes qui vivent dans un environnement différent du leur.
