le Samedi 17 janvier 2026
le Jeudi 7 mars 2013 11:17 Éducation

Programmes d’immersion Plus de ressources pour les enseignants d’immersion

Programmes d’immersion Plus de ressources pour les enseignants d’immersion
00:00 00:00

Les 25 et 26 février derniers, la docteure et professeure de l’Université de l’Alberta, Martine Pellerin, a rendu visite aux écoles offrant un programme d’immersion à l’intermédiaire et au secondaire de la Commission scolaire catholique de Yellowknife, soit St-Joseph et St-Patrick.

Martine Pellerin est docteure et professeure au Campus St-Jean à l’Université de l’Alberta à Edmonton, l’un des seuls établissements francophones dans l’ouest du pays avec le Collège nordique francophone. Leurs étudiants sont des produits de l’immersion, mélangés à des francophiles ainsi qu’à des francophones. L’un des deux rôles de docteure Pellerin là-bas est la formation des enseignants en immersion et son deuxième rôle est la recherche dans le contexte de l’immersion française au Canada, dans les salles de classe. Dre Pellerin, par le biais de sa recherche, s’intéresse beaucoup à l’oral, non seulement pour communiquer, mais aussi en tant qu’outil cognitif, puisqu’il est au service de l’apprentissage. Aussi, l’oral est un moyen de communication.
Ainsi, elle effectue deux types recherches. Le premier, celle d’action collaborative où elle est en contact avec les enseignants d’immersion à travers le Canada pour établir de nouvelles stratégies, améliorer, renforcer et confirmer des pratiques établies. Le deuxième modèle de recherche est celui du numérique, qui consiste en utiliser des tablettes et baladeurs pour permettre aux enseignants de documenter leurs enseignements. Cette initiative permet aux élèves d’augmenter leur apprentissage.

Raisons de son passage aux TNO
La semaine dernière, Martine Pellerin avait été invitée par Josée Clermont, coordonnatrice des programmes de français à la Commission scolaire catholique de Yellowknife (CSCY), qui siège comme secrétaire au conseil d’administration de l’ACPI, à faire de la recherche-action collaborative. Auparavant, certains enseignants de la CSCY ont montré d’excellentes pratiques à travers leur documentation. Puis, trois de ceux-ci ont accepté de collaborer au plan de création de capsules vidéo. La professionnelle a confié avoir été ravie de travailler avec eux, car elle a capturé les premières images au niveau du secondaire. Elle a vu, à travers l’activité, une façon de valoriser les programmes d’immersion de la ville, ainsi que tous ceux des Territoires du Nord-Ouest. Selon elle, ils sont très peu mis de l’avant et promus. Sa visite a fait partie d’un projet national financé par Patrimoine canadien et l’Association canadienne des professeurs d’immersion (ACPI). Ceux-ci ont fourni une allocation pour développer un site Web destiné aux enseignants où il y aura des capsules vidéo qui offrent du développement professionnel. La majorité de celles-ci ont été tournées en Alberta où sa recherche se réalise à 90 %.

Lien avec L’ACPI
La chercheuse universitaire publie dans le journal d’immersion de l’Association canadienne des professeurs d’immersion, elle fait aussi des présentations telles qu’à l’occasion de leur conférence nationale annuelle. Aussi, à titre de chercheuse et de professeure universitaire, elle a différentes relations avec l’organisme. En soi, l’ACPI permet à ses membres d’aller chercher diverses ressources pour la réalisation de recherches et de publications et la docteure Pellerin figure parmi l’une des nombreuses qu’elle comporte. De plus, elle participe au développement professionnel promu par l’organisme canadien.
Pourquoi aller voir ailleurs
Martine Pellerin donne de son temps dans le discours du bilinguisme qui a une initiative nationale et des fonds établis pour le promouvoir. En tant que chercheuse, elle a dit avoir une certaine responsabilité avec l’ACPI de promouvoir l’enseignement du français en immersion dans des contextes « isolés ». Celle qui enseigne à l’Université de l’Alberta a souligné que les provinces les plus peuplées sont souvent celles citées en exemple et les communautés isolées mises de côté. D’ailleurs, elle a ajouté que c’est d’autant plus une passion pour l’immersion à travers le pays qui l’a conduite dans le Nord.

Comment se démarque Yellowknife?
Comme partout à travers le Canada, Dre Pellerin a exprimé qu’il y a des forces et des faiblesses. Le positif qu’elle a retiré des enseignants d’immersion de la ville c’est le vouloir de ces derniers. Elle a souligné qu’ils sont motivés et qu’ils désirent mettre de l’avant l’enseignement du français, la langue et la culture. De plus, elle a fait allusion au dévouement de la Commission scolaire catholique face aux besoins de son personnel enseignant, qui donne son appui pour le développement professionnel, ce qui a des retombées bénéfiques pour les élèves.
Et toujours du point de vue de Martine Pellerin, les faiblesses du Nord, également présentes ailleurs, se reflètent par l’isolation. Cela s’explique par la difficulté d’avoir des enseignants dans le contexte d’immersion. Un des facteurs qui s’ajoutent à ce problème est qu’il y a une difficulté à engager et à retenir ces enseignants dans le Nord. Les enseignants viennent et certains restent, mais plusieurs quittent l’endroit après avoir pris de l’expérience.
Aussi, ce qui l’a fascinée lors de son passage, c’est que le contexte de Yellowknife est basé sur des traditions orales.