Discours, diplômes, photomaton et bar à crème glacée, la cérémonie de remise des diplômes
de l’école Allain St-Cyr était haute en couleur.
La remise des diplômes des trois élèves de 12e année de l’école Allain St-Cyr (ÉASC) s’est déroulée le 11 juin, à Yellowknife. Les trois finissantes, leur famille respective, le personnel, d’autres élèves du secondaire et des membres de la communauté francophone se sont retrouvés au Club Elks pour célébrer la réussite de leur éducation secondaire. Josée Martin, Camille Rourke et Nadia Wood pensaient à cette soirée depuis longtemps. Radieuses, elles étaient heureuses de franchir cette étape avec leur famille mais également avec la grande famille de l’école francophone.
C’est cette atmosphère familiale de l’école francophone qui interpelle la famille Martin lorsqu’elle parle de l’ÉASC. Pour Jean-François Martin, la langue fait aussi la différence : « C’est important que mes enfants apprennent le français, ça continue une tradition. Maintenant, ce sont des francophones, en plus d’avoir une éducation bilingue qui ouvre plus de portes. » La nouvelle diplômée a décidé de prendre du temps pour elle et de visiter d’autres pays. « Nous avons planifié que Josée, prendra une année pour faire de choses différentes et voyager avant d’aller directement à l’université. Nous aimerions y aller avec elle », de rire sa mère Michelle Martin.
Son frère Cole est fier de sa sœur. Il l’envie également d’avoir terminé l’école et d’aller visiter Cuba et d’autres pays. Il espère qu’il prendra une pause, lui aussi, avant d’entreprendre une formation de mécanique aérospatiale.
Pour la mère de Camille Rourke, Sylvie Hayotte-Rourke, cette remise des diplômes n’est pas encore la réalité. Quand sa fille aura terminé son année et partira à Ottawa pour étudier à la Cité collégiale, ce sera le moment de réaliser que sa fille quitte les TNO. « J’ai toujours souhaité que ma fille continue d’étudier en français. Je ne pensais pas qu’elle partirait aussi loin qu’Ottawa! » Cette soirée était également l’occasion de se pencher sur toutes ces années à l’ÉASC : « Depuis la maternelle de Camille, j’ai vu l’école grandir, avec plus d’élèves et l’agrandissement, même si Camille n’a pas eu de gymnase dans son école. Peut-être que Sylvain [son frère] en aura un? »
Martin Rourke estime qu’il y a beaucoup de soutien pour les élèves au sein de l’école tout au long du programme scolaire. Un soutien que la famille a su nourrir, car durant la cérémonie, la famille Hayotte-Rourke s’est vue remettre le prix des Parents de la Commission nationale des parents francophones, en reconnaissance de leur engagement et de leurs réalisations au sein de la communauté francophone.
Ingrid Wood n’a que le mot fierté à ses lèvres pour cet événement dans la vie de sa fille, Nadia : « Je suis tellement fière d’elle, elle a accompli ce qu’elle devait faire et va faire ce qu’elle veut dans la prochaine étape. Elle a toujours voulu aider les gens, elle entraine les jeunes et elle est bénévole, alors avec un baccalauréat en sciences infirmières, elle va aider les gens encore. Et je n’ai pas besoin de lui dire au revoir tout de suite, car elle fait ses études au collège Aurora de Yellowknife par l’entremise de l’Université de Victoria. »
Nadia a commencé ses études à l’école Boréale à Hay River et a toujours des pensées pour ses amis qui seront diplômés cette année également (voir page 3). C’est la même chose pour Ingrid, qui a fait partie de l’équipe-école Boréale avant d’intégrer celle d’Allain St-Cyr et qui dit avoir deux familles dans les écoles francophones. « C’est un beau cadeau que les jeunes se font, d’aller à l’école francophone. Quand je vois des jeunes qui obtiennent leur diplôme, je me dis qu’ils avaient la francophonie à cœur et ils ont persévéré. Je me dis qu’ils ont compris et qu’ils ont trouvé leur identité francophone », explique Ingrid Wood.
Sophie Call, qui représentait le ministre de l’Éducation, s’est dite particulièrement touchée d’être présente à la cérémonie. « La famille Wood est une famille que j’ai à cœur, car j’étais la directrice de l’école Boréale quand ils étaient à Hay River. Je serais aussi à Hay River pour la remise des diplômes des autres élèves. C’est trop important! On travaille fort pour les voir grandir et le moment culminant, il faut être là, il faut le célébrer. Dans les écoles francophones, on développe vraiment cet esprit de famille. »
La directrice de l’ÉASC, Geneviève Charron, a souligné qu’avec l’étroite relation que l’école entretient avec ses élèves, les discussions pour les préparatifs de cette remise de diplômes débutent dès l’automne. « On fait une distribution des tâches avec les élèves et le personnel enseignant pour préparer et s’assurer de la logistique. Un travail de longue haleine avec un sprint final essoufflant. Cette année, les filles voulaient un photomaton, une séance de photo dans l’après-midi et un bar à crème glacé. C’est réussi! »
