Boréale et la réussite scolaire de six élèves francophones.
La cohorte 2016 des diplômés de l’école Boréale à Hay River est la plus grande de l’histoire de cette école francophone. Six finissants, c’est égal à la cohorte 2007 de l’école Allain St-Cyr qui détenait le plus grand nombre de diplômés. Mais cette classe n’est pas seulement forte par le nombre, mais également par la qualité des personnalités la composant. En entrevue avec L’Aquilon, ces élèves de 12e ont, à la blague, rappelé qu’ils allaient être une classe difficile à battre : « Nous sommes le groupe préféré de nos enseignants », ont-ils dit en cœur, ajoutant qu’ils ont placé la barre assez haute sur le plan scolaire. Ils recevront leur diplôme le 25 juin à l’école Boréale.
Cette 12e année se compose de Sherisse Bouchard, William Frise, Christina Girard, Cassidy Ring, Angela Roy et Kateryna Staszuk. Avant la fin de l’été, ces six élèves partiront tous vers l’Alberta pour commencer leur nouvelle vie. Trois d’entre eux iront à l’université Mount Royal de Calgary alors que les trois autres iront à Edmonton.
Sherisse Bouchad est déterminée à travailler en français et a décidé de faire un baccalauréat en éducation au Campus St-Jean de l’Université de l’Alberta, à Edmonton. Elle a commencé la prématernelle à l’école Boréale. « J’aime l’atmosphère et cette culture francophone dans les écoles. Après mes quatre années, j’espère revenir enseigner à l’école Boréale. De plus, ma famille ici est francophone et je veux donner à mes futurs enfants l’opportunité de vivre en français. »
William Frise, qui est arrivé en 4e année, se concentre sur son futur. Il dit apprécier énormément les occasions que lui a offertes son école, surtout pour l’éventail des universités qu’il a pu visiter. Il a choisi le campus Mount Royal pour étudier le génie civil, et peut-être travailler comme ingénieur dans le domaine de la construction. « Je suis prêt à vivre autre chose, être dans un établissement et une ville plus grande. J’ai aussi décidé de suivre des cours de français à l’université pour garder mon français. »
Christina Girard a fait toute son éducation à l’école Boréale et veut tenter sa chance sur le marché de l’emploi dans la capitale albertaine.
Cassidy Ring a commencé en 1re année et considère que l’école Boréale lui a fourni beaucoup de possibilités de faire du sport « Dans notre groupe d’âge, il y avait beaucoup de filles qui étaient de bonnes athlètes et on a grandi ensemble et participé aux mêmes équipes de soccer, volleyball, basketball. C’était une bonne atmosphère pour nous et une situation sportive qu’on a vraiment aimée. » Elle se voit déjà transmettre la langue francophone à ses futurs enfants, alors qu’elle veut continuer à parler le français.
Angela Roy, élève depuis la prématernelle est contente des voyages qu’elle pu faire au sein de l’école. « J’ai beaucoup apprécié les voyages culturels en groupe, au primaire au Québec et au secondaire en Nouvelle-Écosse, en Italie et en Suisse. » Elle ira étudier en sciences générales à Mount Royal, à Calgary, et reviendra travailler à Hay River pour rembourser ses prêts étudiants. Après, elle pense bien continuer de voyager par la suite.
Kateryna Staszuk, a commencé en prématernelle et va poursuivre ses études à l’Université de l’Alberta, en économie ou en finance. « En 12e année, c’est plus une famille qu’une salle de classe. On est six et on se connait depuis tellement longtemps. Les professeurs te connaissent aussi et c’est quelque chose qui va rester entre nous, même si maintenant, j’ai besoin d’un peu de temps pour moi », lance-t-elle avec un rire.
