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le Jeudi 6 septembre 2018 12:54 Éducation

Fort Smith Projets foisonnants à l’école JBT

Fort Smith Projets foisonnants à l’école JBT
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À l’école élémentaire Joseph Burr Tyrrell (JBT), Christine Sivret et Amy Turner amorcent leur septième année en tant qu’enseignantes.

Préalablement à la rentrée, comme tous les autres professeurs de la Commission scolaire de division du Slave Sud, elles ont participé à une formation de sensibilisation à l’histoire et à la culture autochtones abordant, notamment, l’épisode des pensionnats indiens.

Lors de cette formation offerte à l’école Princess Alexandra de Hay River, les professeurs ont, entre autres, participé à ce qu’on appelle l’exercice des couvertures, une mise en situation servant à développer l’identification aux Autochtones dans un contexte d’invasion et de dépossession.

« C’était très intense », décrit Christine Sivret, après un silence qui en dit tout autant que les mots qu’elle emploie.
Dans ce cadre, Christine Sivret raconte aussi avoir traversé la rivière en bateau, fait cuire de la bannique et de l’inconnu et fait de la peinture avec l’artiste chipewyan John Rombough.

Un camp d’automne sur la culture autochtone aura lieu plus tard cette année.

Percussions
À JBT, explique Mme Sivret, les élèves qui veulent étudier en immersion française doivent s’inscrire dès leur 1re année, à moins qu’ils n’aient fréquenté auparavant une école d’immersion ou de français langue première.

Cette année, le groupe de 1re, 2e et 3e d’Amy Turner comptera 25 élèves, soit un peu plus que l’an dernier.

Quant à Christine Sivret, son groupe de 12 élèves de 4e, 5e et 6e est le plus petit qu’elle ait eu depuis qu’elle enseigne à l’école JBT, où elle a enseigné à plusieurs niveaux différents.

En plus de leur dispenser des notions de sciences, de français et de mathématiques, Christine nourrit aussi des ambitions artistiques pour ses élèves.

Hors classe, elle a mis sur pied un groupe de percussions sur chaudières. « Nous avons des seaux de différentes grosseurs, dont le plus gros est de la taille d’une poubelle, explique-t-elle. Il ne nous manque que les baguettes. »

Lors de la précédente année scolaire, Christine Sivret a lancé un festival francophone à Fort Smith. Elle a bien l’intention de récidiver en février ou mars 2019, avec l’aide d’étudiants de l’école secondaire Paul William Kaeser, pour animer des ateliers, par exemple. Au menu : une cabane à sucre, des crêpes et bien d’autres choses. À suivre !