Pendant que Montesquieu et Diderot contribuent au développement de la critique musicale, Jean Le Rond d’ Alembert, codirecteur de l’Encyclopédie contribue directement au développement des théories de la musique. Il naît à Paris en 1717 et fait ses études au collège janséniste des Quatre Nations dans lequel devient bachelier en Arts et lettres et avocat en 1739. Parallèlement à ses études des lettres, il fait des études en mathématique et en Physique dans les paradigmes de calcul infinitésimal et physique des ondes en établissant dans son Traite de dynamique en énonçant son théorème et son équation d’ondes fondée sur les théories de Newton et Leibniz.
D’Alembert est membre de l’Académie de sciences de Paris, de l’Académie royale des sciences de Prusse et de l’Académie Royale de Londres, il applique ses connaissances mathématiques et physiques à la théorie musicale de Jean Philippe Rameau sur l’importance des corps résonants et des accords parfaits majeurs et mineurs dans l’harmonie musicale. Au même temps il analyse mathématiquement la physique ondulatoire des cordes musicales (éléments principaux des instruments des cordes dont la hauteur de leur vibration dépendent des matériaux qui le composent, de son épaisseur et longueur entre un chevalet et la table d’harmonie, et les matériaux de la caisse de résonance) et la consonance et la dissonance des intervalles musicaux. En 1752 écrit son livre Éléments de musique théorique et pratique suivant les principes de M. Rameau dans lequel fait un étude sur l’œuvre de ce compositeur et théoricien de la musique de Baroque français. Il s’aligne avec lui de la Querelle des bouffons.
La Querelle des bouffons est un débat entre des philosophes et théoriciens de la musique écrite parisienne. Il est représenté par Jean Jacques Rousseau (philosophe et compositeur musical du Siècle de Lumières) par un côté et Jean Philippe Rameau au côté opposé). Le sujet de la controverse est la beauté lyrique de la langue italienne comparativement à la langue française et leur utilisation dans les opéras et drames lyriques présentées à l’Académie française. Ce n’était pas nouveau que des querelles sur le sujet c’était développé à Paris en rapport aux représentations italiens dans l’Académie française, déjà c’était produit dans la gouvernance de Louis XIV et lorsque Rameau avait présenté son opéra en 1734 en mettant comme critère principal le nationalisme français, mais la Querelle des bouffons met sur la balance la langue française et la langue italienne sous le critère de beauté lyrique.
L’auteur anime Trésor de la musique classique à 21h, les dimanches et mercredis sur CIVR 103,5 FM et Radiotaiga.com.
