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le Jeudi 20 février 2020 16:13 Culture

L’essor de la musique classique_22

L’essor de la musique classique_22
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Le théâtre Gansenmarkt de Hambourg est non seulement le centre de l’opéra germanique au début du XVIIIe siècle, mais il est le centre polarisateur de l’opéra italien vers un public prussien où sont traduits des livrets de la langue italienne vers la langue allemande.
C’est dans ce contexte que Händel travaille et compose son opéra Almira et d’autres œuvres mineures pendant trois ans, et augmente son intérêt pour la langue italienne, l’opéra et l’essor de la musique classique dans la péninsule italienne, vers laquelle il part en 1706 et voyage à Florence, Venise, Rome et Naples.
En Florence, il loge à la cour de Cosme III de Médicis et de son fils ainé, le prince Ferdinand de Médicis (mécène des arts à Florence).
Là, il est fasciné par le développement des arts et des sciences et par ses conversations avec les artistes qui vivaient sous la protection de Ferdinand. Parmi eux, il se lie d’amitié avec le librettiste Antonio Salvi et le compositeur Alessandro Scarlatti, qui résidait à Florence avec son fils Domenico.
Dans ce contexte, il compose plusieurs cantates et son opéra en trois actes Vincer se stesso e la maggior vittoria (se vaincre soi-même est la plus grande des victoires). Cet opéra est mieux connu comme Rodrigo, nom du personnage principal représenté par le castrat Stefano Frilli (sa voix correspond à celle d’un contreténor qui chante dans le registre de soprano). Cet opéra est présenté avec succès au Théâtre del cocomero de Florence en 1707.
En 1707, Händel déménage à Rome, et bien qu’il soit de religion luthérienne, il travaille comme maitre de chapelle pour Francesco Ruspoli. Étant donné que Rome est la capitale des États pontificaux de l’Italie, et était sous la gouvernance du Pape Innocent XII qui avait interdit l’opéra dans les États pontificaux. Ainsi,, Händel compose surtout des oratorios, des cantates et des psaumes. Il est admiré comme organiste et compositeur par le cardinal Pietro Ottoboni, mécène romain par qui il rencontre Arcangelo Corelli. Il compose son oratoire Il triunfo del tempo e del disinganno inspiré par le livret écrit par le cardinal Benedetto Pamphylie, un autre grand mécène des arts à Rome.