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le Jeudi 16 avril 2020 16:54 Culture

L’essor de la musique classique_31

L’essor de la musique classique_31
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L’année du décès de Jean-Sébastien Bach (1750) marque, pour les historiens de la musique classique, la fin de la période baroque, celle qui commence à Florence avec les analyses de la Camerata fiorentina, et qui se développe autour des compositions de Jacopo Pieri, de Claudio Monteverdi, de Jean-Baptiste Lulli, d’Alessandro et Domenico Scarlatti, d’Antonio Vivaldi, de Jean-Philippe Rameau, de Georg Philip Telemann, de Georg Friedrich Haendel et enfin, de Jean-Sébastien Bach.
Cette période se situe entre la Renaissance et la période classique de la musique savante, et prend son envol vers deux branches de la composition musicale écrite : la musique vocale et la musique instrumentale.
L’évolution et la consolidation de la musique vocale baroque est principalement marquée par la naissance et l’essor de l’opéra et de l’oratorio.
L’opéra a comme foyers de développement la péninsule italienne et le royaume de France (Rome, Venise et Paris). Ce genre musical se caractérise par le perfectionnement des mesures, rimes, métaphores, similis, connotation et dénotation des mots écrits dans la poésie par des librettistes et les dramaturges. Cela est renforcé par le perfectionnement des paroles que des chanteurs projettent avec leurs voix vers l’audience en forme d’arias et de récitatifs et maitrisent des notes, timbres, colorature et trilles structurés dans des tessitures bien définies du baroque : basse, baryton, ténor et contreténor (chez les hommes) ; alto, mezzosoprano, soprano et soprano alto (chez les femmes).
Le contreténor met en valeur la voix des castrats parmi lesquels Farinelli et Senesino sont les plus fameux. Le tout est intégré par la créativité et science du compositeur de musique et des chorégraphes pour susciter des émotions auprès de l’audience. Les spectateurs écoutent les œuvres en regardant des décors, produits de l’art pictural baroque, caractérisé par la maitrise de la perspective, des lignes de force et des figures pour représenter des moments intenses ainsi que des scènes en mouvement pour susciter des émotions dans l’audience.
En parallèle à l’opéra, l’oratorio se développe dans les églises catholiques et protestantes sans avoir un objectif liturgique. Il est un drame lyrique qui raconte des épisodes bibliques ou hagiographiques (vie des saints). Sa structure acoustique est dominée par le chœur et le narrateur. Les voix solos ont un rôle tertiaire et l’orchestre joue le fond musical. Il n’y a pas ni de mises en scène théâtrales, ni décors ou de costumes.