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le Jeudi 18 juin 2020 15:42 Culture

Au rayonnement de la musique classique_4

Au rayonnement de la musique classique_4
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Jean-George Noverre applique au ballet les principes développés dans l’opéra seria pour transmettre à l’audience les émotions explorées par les librettistes et les compositeurs. On forme alors les danseurs pour l’expression des émotions dans une nouvelle forme qui deviendra le ballet d’action. Pendant ce temps, Christophe Willibard Gluck commence à composer des musiques de danse dans la même philosophie d’action. Engagé comme compositeur dans les troupes des frères Mingonti, puis, deux années plus tard, par celle de Giovanni Battiste Locatelli, il est appelé à composer plusieurs genres musicaux distincts, dont quelques drames musicaux. Jusqu’en 1750, il accepte un contrat avec le théâtre de Prague et compose des drames musicaux, notamment avec le concours de son librettiste de prédilection, Pietro Metastasio. Cette année, il épouse Maria Anna Bergin.
Deux années plus tard, il reçoit le contrat de composer un drame musical pour des célébrations du Roi Charles II de Naples. À cette occasion il compose La clemenza de tito avec le librettiste Metastasio, œuvre couronnée de succès qui influence la décision du prince Joseph II de la maison de Habsbourg de l’engager comme directeur de son orchestre privé et comme maitre de chapelle dans la cour impériale à Vienne. Ville qui rayonne dans la période classique, connue par le classicisme viennois.
Gluck déménage à Vienne en 1752 où il demeure jusqu’à la fin de sa vie. C’est dans cette ville qu’il compose la majorité de ses œuvres dont la plupart sont des opéras et des ballets. Ses opéras commencent à pencher de l’opera seria (composée par Metastaso dans sa majorité) vers l’opera buffa. Le défi qu’il continue à surmonter avec succès est la construction des mélodies et des harmonies claires pour produire auprès de l’audience des émotions, telle que la joie. En 1774, il décide d’aller présenter ses œuvres et sa philosophie sur la structure de la beauté de l’opera buffa italien en les appliquant à l’opéra français. Cela se produit vingt ans après que la querelle des bouffons aura secouée l’Académie royale de musique de France dans des débats entre des philosophes des lumières et des compositeurs d’opéra pour adopter ou résister à l’utilisation de la comédie et de la langue italienne en détriment du style français et de sa langue.