le Dimanche 5 avril 2026
le Vendredi 6 novembre 2020 12:55 Divers

Au rayonnement de la musique classique Au rayonnement de la musique classique_22

Au rayonnement de la musique classique Au rayonnement de la musique classique_22
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Bien que doté d’une puissante intelligence, Ludwig van Beethoven n’est pas, comme Mozart, un génie de naissance. Sa volonté, sa persistance et sa discipline pour les études des structures musicales de son époque, des styles et des méthodes d’écriture musicale, sont les forces motrices sur lesquelles s’appuie son inspiration.

Dans ses œuvres lumières composées aux débuts du XVIIIe siècle, son inspiration tire sa source notamment de l’amour. Bien qu’il ne se soit pas marié et qu’il n’ait pas eu d’enfants, des femmes l’inspiraient. Parmi elles, la comtesse Josefina Brunszvik de Koromla. Ses autres principales sources d’inspiration sont les forces de la nature extrêmes, calmes et agitées. Il dédie ses symphonies et plusieurs de ses concerts nobles de l’aristocratie viennoise.

Parmi ses œuvres majeures se trouvent ses symphonies. Sa première est composée en do majeur et ses phrases musicales sont organisées en quatre mouvements (adagio molto, andante cantabile, menuet et adagio). D’une durée de 23 minutes, elle est composée pour des violons, violoncelles, contrebasses, bassons, clarinettes, cordes, flutes, hautbois, trompettes et timbales. Dédiée au baron Gottfried van Swieten, elle est présentée pour la première fois au K. K. Hoftheater nächst der Burg de Vienne en avril 1800.

Au cours des 24 années suivantes, huit autres symphonies suivront, dont la symphonie n° 3, présentée en avril 1805 au Theater an der Wien. Elle constitue un des maillons qui relie la période classique à la période romantique, autant par sa longueur (autour de 48 minutes) que pour les émotions extrêmes qu’elle transmet. Cela est évident dans le deuxième mouvement, qui est une marche funèbre utilisée à postériori dans plusieurs interprétations d’hommage lors d’enterrements de personnes importantes de la politique et des arts. Cette œuvre composée de quatre mouvements est dédiée dans ses premiers écrits à Napoléon Bonaparte, car il représentait la force démocratique de la Révolution française. Cependant, lorsqu’il devient empereur, Ludwig décide d’enlever sa dédicace, car Napoléon ne représente plus l’esprit démocratique. Il l’adresse alors au Prince Joseph Franz Lobkowitz et l’intitule L’Héroïque.