La composition de la musique classique (marquée par les mouvements d’âme du compositeur qui cherche à exprimer ses propres sentiments et ceux des mythologies et des poèmes qui l’inspirent) éclot pendant la période du romantisme allemand, notamment dans les compositions de Carl Maria Von Weber qui nait en novembre 1786 à Eutin, ville située dans le land du Schleswig-Holstein au nord de l’Allemagne. Son père, Franz Anton, est violoniste et directeur d’un théâtre et d’un orchestre, et, après avoir travaillé pour le prince d’Hildesheim, fonde sa propre compagnie de théâtre et voyage dans différentes villes du nord de l’Europe. Sa mère, Genovefa Brenner, est cantatrice et maitrise les tendances majeures de l’opéra de l’époque.
L’éducation musicale de Carl Maria Von Weber commence dans son berceau, guidé par ses parents. Lorsqu’ils s’établissent pour une période dans une des villes où ils présentent leurs spectacles, ou dans laquelle Franz Anton décroche un emploi comme chef d’orchestre ou comme maitre de chapelle, ils contactent des maitres de musique locaux pour l’orienter dans son apprentissage musical. C’est ainsi que Johann Peter Heuschkel lui apprend à jouer le hautbois, Johann Evangelist Wallishauser lui apprendre le chant, et Johann Nepomuk Kalcher lui apprend les techniques de la composition musicale écrite. Lorsque Carl a 12 ans, il compose six fuguettes pour piano, et lorsqu’il a 15 ans, il compose Peter Schmoll und seine Nachbarn (Pierre Schmoll et ses voisins) qui est un singspiel, genre d’opérette en deux actes.
Dès les premières présentations publiques de ses compositions et la publication de ses articles analytiques et critiques de la musique, Weber reçoit l’admiration de son auditoire et des autres grands compositeurs tels que Berlioz, Liszt, Mendelssohn et Wagner. Il compose autour de 260 œuvres musicales pendant qu’il travaille comme directeur d’orchestre à Wurtemberg, Darmstadt, Prague, Berlin, Munich et Londres, ville dans laquelle il s’installe en 1739. Il compose dans différents genres de la musique classique : lieder, sonates concertos, symphonies et opéras. Certains de ses concertos pour hautbois, clarinette, flute, cor et piano ont leur place dans le registre de meilleures compositions de la musique classique. Ils mettent au défi les instrumentistes qui souvent doivent aller au-delà de leurs limites personnelles pour jouer des notes superposées et qui s’allongent en diminuant d’intensité jusqu’à frôler le silence pour par la suite exploser pendant que les notes se succèdent à des vitesses dans lesquelles les mélodies et harmonies s’entrecroisent sans chevauchement.
