Les élèves de 13 et de 16 ans des Territoires du Nord-Ouest se sont classés bien en deçà de la moyenne nationale au niveau des opérations mathématiques et de la résolution de problème. Les tests pancanadien du Programme indicateur du rendement scolaire sont donnés tous les deux ans aux élèves du pays. Ces tests touchent différentes matières comme les sciences, les mathématiques, les langues et les arts.
Les compétences en mathématiques des élèves canadiens sont évaluées sur cinq niveaux. Le niveau un étant le plus bas et le niveau cinq, le plus élevé. On s’attend à ce qu’un élève de 13 ans atteigne le niveau deux. Or, seulement 40,5 % des élèves de cet âge ont atteint le niveau deux ou plus dans les opérations mathématiques. La moyenne nationale est de 64,4 % des élèves ayant atteint au moins le niveau souhaité.
Au chapitre de la résolution de problèmes, 32,9 % des élèves de 13 ans ont réussit à se rendre au niveau deux ou plus. La moyenne nationale est de 67,6 %. Dans le même secteur, soit la résolution de problème, les élèves de 16 ans ont aussi connu des difficultés. Seulement un étudiant sur cinq a atteint au moins le niveau espéré, soit le niveau trois. La moyenne canadienne est d’un peu moins d’un enfant sur deux (47,1 %). Pour les opérations mathématiques, 35,9 % des élèves ténois ont au moins atteint l’objectif, alors que la moyenne canadienne est de 49,7 %.
Pour le ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, M. Jake Ootes, le Programme indicateur du rendement scolaire constitue un bon outil pour évaluer la progression des jeunes ténois dans les différentes matières. Cependant, les résultats révélés la semaine dernière ne le satisfont pas.
« J’ai demandé à mon ministère de mettre de l’avant des recommandations sur la façon d’améliorer le niveau de compétences en mathématiques de nos jeunes. Je veux travailler là-dessus. Je veux que mon ministère me dise ce que l’on peut faire », de déclarer le ministre. «Nous ne sommes pas parmi les plus hauts au pays et, éventuellement, nous voulons y être », a-t-il ajouté.
D’autant plus que le programme de 13 mathématiques des T.N.-O. est calqué sur celui de l’Alberta. Or, nos voisins du sud sont arrivés en tête de peloton. « Bien sûr, nous sommes toujours comparés à l’Alberta. C’est bien, mais des fois, c’est une compétition difficile. Il faut se souvenir qu’en Alberta, les professeurs préparent leurs élèves pour les tests nationaux sur une base hebdomadaire. Nos élèves, eux, sont testés à froid », d’expliquer le ministre, tout en précisant qu’il ne s’agissait pas d’une excuse.
Pour l’instant, M. Ootes attend les détails des résultats de l’examen administré au printemps 2001. «Nous avons peut-être des écoles qui ont performé de manière excellente. En d’autres endroits, il peut être difficile pour l’élève d’être constant dans l’apprentissage, puisque le personnel enseignant change à chaque année », signale-t-il. Les détails, qui viendront dans les prochains mois, permettront, selon M. Ootes, de repérer les problèmes, de les comprendre et de les résoudre.
Le ministre croit que certains outils implantés dernièrement pourront aider à améliorer les résultats au prochain test. Celui-ci mentionne la baisse du ratio d’élèves par enseignant, l’aide individuelle en classe et le programme de mentorat pour les professeurs qui entrent en poste.