La firme d’ingénieur SRK Consulting déposera, la semaine prochaine, son rapport final comprenant deux recommandations sur la gestion des 237 000 tonnes d’arsenic enfouies à la mine Giant.
La firme mandatée par le ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada (MAINC) a choisi de recommander la meilleure option in situ (laissé l’arsenic en place) et la meilleure option ex situ (qui consiste à retirer le déchet minier de la quinzaine de voûtes dans lesquelles il se trouve). Selon le signataire du rapport, Darryl Hockley, les deux meilleures solutions sont donc de congeler l’arsenic en place ou de l’extirper du sol et de fixer le poison dans le béton.
« Les alternatives de congélation du sol sont celles qui représentent le moins de risque et la congélation en bloc a l’avantage d’être plus robuste que les autres variantes », peut-on lire dans le rapport qui indique que le coût net de cette solution serait situé entre 90 et 120 millions de dollars.
Quant à l’extraction du poison et à sa rétention dans le béton, il s’agit d’une manière qui a fait ses preuves, selon le rapport qui indique aussi que le plus grand risque de cette solution est au niveau de la santé et de la sécurité des travailleurs. Le coût de cette alternative est évalué entre 230 et 280 millions de dollars. L’extraction de l’arsenic se ferait au moyen de gigantesques puits à ciel ouvert.
« Le rapport final de la firme est l’aboutissement d’environ trois années de travail. Au départ, environ 50 options techniques ont été évaluées. SRK Consulting en a retenu environ neuf qui sont expliquées et évaluées en détail dans le rapport », de faire savoir Mark Liskowich, chef des services techniques et environnementaux au MAINC.
Les 14 et 15 janvier prochains, les intervenants du dossier tiendront un atelier qui aura pour objectif de faire l’évaluation complète du rapport de SRK Consulting. Un Comité indépendant d’évaluation par les pairs, composés de spécialistes de différents secteurs reliés au problème, déposera aussi un rapport évaluant le travail de la firme. Bien que le public soit invité à participer à ces deux journées d’atelier, le MAINC a prévu un atelier récapitulatif des rapports, qui se tiendra le 14 janvier à 19 h 30.
Ce n’est pas demain la veille, cependant, qu’une solution sera choisie par le MAINC, responsable du nettoyage du site minier depuis que la compagnie Royal Oak a fait faillite en 1999. À partir du 22 janvier prochain, une série de consultations publiques se tiendront dans les communautés de Dettah, N’Dilo et Yellowknife. Ces consultations seront suivies d’un travail de compilation effectué le MAINC, avant que des propositions finales soient rendues publiques.