le Dimanche 1 février 2026
le Mercredi 28 janvier 2026 17:52 Éducation

Garderie Plein Soleil : inconduite présumée, une enquête en cours

La Garderie Plein Soleil, à Yellowknife. Trois employé.e.s y ont été suspendu.e.s à la suite d’allégations d’inconduite, et plusieurs enquêtes sont en cours.  — Photo Cristiano Pereira
La Garderie Plein Soleil, à Yellowknife. Trois employé.e.s y ont été suspendu.e.s à la suite d’allégations d’inconduite, et plusieurs enquêtes sont en cours.
Photo Cristiano Pereira

Trois employé.e.s de la Garderie Plein Soleil, à Yellowknife, ont été suspendu.e.s à la suite d’allégations d’inconduite impliquant des enfants. Tandis qu’une enquête menée par un tiers indépendant et une enquête policière sont en cours, le ministère de l’Éducation examine également la situation.

Garderie Plein Soleil : inconduite présumée, une enquête en cours
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L’affaire a été révélée par le média local Cabin Radio. Selon ce dernier, des documents liés à l’enquête évoqueraient des allégations graves impliquant des enfants, « sans que celles-ci aient été confirmées à ce stade par les autorités ».

Dans une lettre transmise aux parents, la directrice générale de la Garderie Plein Soleil, Marlène Gravel, indiquait que l’établissement « reçoit des conseils juridiques et enquête sur ces incidents », lesquels ont été signalés aux autorités. Elle précisait également que « les politiques de la garderie sont en cours de révision ».

Enquête externe et communication limitée

Interrogée par Médias ténois, Marlène Gravel confirme que l’enquête est menée « avec un tiers indépendant ». Elle indique que « les parents seront informés sous peu via un communiqué de l’évolution du dossier », tout en précisant que « nous ne pourrons pas entrer dans les détails dû à l’enquête en cours ». Elle ajoute qu’« aucune rencontre formelle avec les parents n’est envisagée » et que la révision des politiques et des procédures de sécurité « fait partie de [leur] processus ».

Le conseil d’administration de la garderie s’est réuni lundi soir, le 26 janvier, afin de discuter de la situation. La direction indique toutefois ne pas être en mesure de fournir davantage d’informations à ce stade.

La vice-présidente du conseil d’administration, Eva Bellavance, avait pour sa part déclaré à Cabin Radio que les employé.e.s concerné.e.s avaient été suspendu.e.s avec solde, qualifiant ce procédé de « mesure administrative préventive ». Selon elle, « il ne faut pas voir cette suspension comme une mesure punitive parce qu’il n’y a aucune conclusion ». Et d’ajouter : « C’est vraiment pour s’asseoir, obtenir tous les faits et voir ce qui se passe. La sécurité des enfants est la priorité numéro un en ce moment. 

Nous ne pourrons pas entrer dans les détails dû à l’enquête en cours.

— Eva Bellavance, vice-présidente du conseil d’administration

La GRC entre en jeu

La Gendarmerie royale du Canada confirme désormais qu’une enquête policière est en cours. « Nous pouvons confirmer que l’unité d’intervention spécialisée de la GRC à Yellowknife mène actuellement une enquête en lien avec les allégations d’inconduite récemment rendues publiques à la Garderie Plein Soleil. Toutefois, aucun autre détail ne peut être communiqué pour le moment », a indiqué le caporal Josh Seaward.

La Commission scolaire rassure

Du côté scolaire, la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO) a réagi dans une lettre adressée aux parents de l’École Allain St-Cyr, établissement au sein duquel est située la garderie. Son directeur général, François Rouleau, y écrit que « les personnes concernées par cette enquête ne travaillent pas avec les élèves de l’école ». Il précise que la Garderie Plein Soleil « constitue une entité distincte de la CSFTNO et de l’École Allain St-Cyr » et souligne qu’« il s’agit d’une enquête en cours et qu’aucune infraction n’a été établie à ce stade ». Le directeur ajoute que « la sécurité, le bienêtre et la protection des élèves demeurent notre priorité absolue ».

Le rôle du ministère précisé

Le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation (ÉCF) indique pour sa part à Médias ténois être « au courant des allégations et des mesures de dotation en personnel prises par l’organisme responsable du programme ». Il rappelle que « les questions de ressources humaines sont internes et ne sont pas régies par la Loi sur les services de garde éducatifs des Territoires du Nord-Ouest ». 

Le ministère précise que « lorsque des préoccupations sont portées à son attention, ECE examine l’information et prend les mesures appropriées conformément à ses responsabilités prévues par la loi ». Il ajoute qu’« ECE peut lancer une enquête formelle lorsque les exigences prévues par la Loi sur les services de garde éducatifs ou son règlement ne sont pas respectées », tout en soulignant qu’il « ne commente pas publiquement les enquêtes en cours ».

À ce stade, plusieurs enquêtes se poursuivent, mais peu d’informations supplémentaires ont été rendues publiques.