L’Assemblée législative, le 4 février à Yellowknife, où le premier ministre R.J. Simpson a souligné l’importance stratégique du Nord dans un contexte d’instabilité mondiale.
En ouvrant la séance de l’Assemblée législative mercredi 4 février, le premier ministre R.J. Simpson a inscrit son discours dans ce qu’il a décrit comme une période d’instabilité mondiale, affirmant qu’il s’agit d’« un moment de changement et d’incertitude, mais pour les Territoires du Nord-Ouest, c’est aussi un moment d’opportunité ».
Le premier ministre a évoqué l’affaiblissement des normes internationales, la coercition économique, l’ingérence étrangère et les changements technologiques comme des forces qui redéfinissent le paysage mondial. Tout en reconnaissant que cette incertitude peut laisser les gens « anxieux ou effrayés », il a indiqué que sa plus grande préoccupation était de « maintenir le statu quo » dans un territoire confronté à des déficits d’infrastructures, à des possibilités économiques limitées, à des pénuries de logements, au cout élevé de la vie, à des difficultés d’accès aux soins de santé et à des enjeux de sécurité publique.
Les yeux du monde et l’attention du gouvernement fédéral se sont tournés vers le Nord.
Le Nord au centre des enjeux
Selon M. Simpson, l’importance stratégique des Territoires du Nord-Ouest a évolué de façon marquée, soulignant que « les yeux du monde et l’attention du gouvernement fédéral se sont tournés vers le Nord ». Il a lié ce changement à la sécurité nationale, à la souveraineté arctique, aux chaines d’approvisionnement en minéraux critiques et à la sécurité énergétique, en insistant sur la nécessité de traduire cette attention en bénéfices concrets pour les résidents.
M. Simpson a souligné l’urgence de la situation, notant que les changements économiques affectent déjà les communautés. Évoquant la décision d’Imperial Oil de cesser la production d’hydrocarbures à Norman Wells et l’instabilité du secteur diamantaire, il a déclaré que de nombreux résidents « sont touchés de manière très concrète » et doivent être soutenus pendant que de nouvelles occasions économiques sont développées.
Le premier ministre a mis en avant de grands projets d’infrastructures, dont l’autoroute de la vallée du Mackenzie, le corridor économique et de sécurité de l’Arctique et l’expansion hydroélectrique de Taltson, les qualifiant de « projets de construction nationale » destinés à renforcer la souveraineté et à réduire les couts. Il a également évoqué les investissements fédéraux anticipés en matière de défense, les décrivant comme une « occasion transformatrice » pour la participation autochtone et le développement économique local.
L’élu a conclu en réaffirmant que « la souveraineté arctique n’est pas quelque chose qui peut être déclaré », mais qu’elle doit être affirmée par la présence, les infrastructures et des investissements soutenus dans le Nord.
Priorités sociales
Jusqu’à la fin de la séance, les députés et les ministres ont abordé un large éventail d’enjeux économiques, sociaux et institutionnels touchant les Territoires du Nord-Ouest. Les échanges ont notamment porté sur les conséquences de la fermeture du champ pétrolier de Norman Wells, la fragilité de l’économie régionale et l’urgence de faire avancer de grands projets d’infrastructure comme l’autoroute de la vallée du Mackenzie.
Plusieurs interventions ont également mis en lumière des enjeux sociaux persistants, dont les faibles taux de littératie chez les jeunes et les adultes, l’accès aux soins de santé et les difficultés entourant le transport médical, en particulier pour les résidents des petites communautés et les bénéficiaires de droits issus de traités.
