le Dimanche 31 août 2025
le Vendredi 5 novembre 2004 0:00 Éducation

Projet de compostage à l’École Boréale

Et ça ne sent pas mauvais!

Projet de compostage à l’École Boréale

Et ça ne sent pas mauvais!
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Hay River – Trois élèves de septième année de l’École Boréale ont pris la peine le 2 novembre dernier de présenter à L’Aquilon un de leur projet de sciences : la mise sur pied d’un système de compostage.

La jeune Ilona Gyapay se montre très volubile sur ce projet qui lui tient à cœur. « On serait une des seules écoles des TNO à faire ça », indique Ilona. « On sera un bon exemple ».

Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre de leur cours de sciences, offre non seulement des valeurs éducatives, mais permet aussi aux jeunes de se sensibiliser à l’environnement. « C’est pour sauver notre environnement. Ça fait du sol très riche, ce qui est bon, mais cela permet aussi d’utiliser des déchets qui, sinon, se retrouveraient au dépotoir pour y être brûlés », explique Ilona.

Le principe du compostage est simple. Il s’agit d’un système de lombricompostage. Il y a deux semaines, l’école a reçu 2000 vers de terre, des eisenia foetida, soit des « vers de fumier » aussi appelés « vers tigrés». Deux contenants de plastique sont situés l’un sur l’autre. Le contenant du bas recevra la matière décomposée, le compost. Le contenant du dessus est troué de plusieurs ouvertures au fond. Du papier journal le tapisse. C’est là que les déchets sont entreposés pour assouvir la faim des 2000 vers. Lorsque le contenant du haut est rempli, il suffit d’ajouter un troisième contenant similaire au deuxième. Attirés par les nouveaux déchets, les vers migreront de l’un à l’autre.

Est-ce que ça sent mauvais? «Pas du tout, répond Isabelle Larocque. Il suffit de mettre suffisamment de nourriture pour nourrir les vers, mais pas trop. » Les élèves ne mettent que des déchets organiques dans le compost : des déchets de fruits, de légumes et de graines. « Pour l’instant, indique Ilona, les vers sont petits, alors on emporte pas tous des collations. »

S’ils ne sentent pas mauvais, il faut cependant prendre des précautions avec les vers. « On n’a pas le droit de toucher aux vers », explique Chantay Boulanger-Rowe en manipulant les vers avec une cuillère de plastique. « Mais je pense qu’ils sont mignons », d’ajouter Isabelle en rigolant.

Isabelle souligne un autre aspect positif du projet. « On va utiliser la terre, quand on aura fini, pour notre nouvelle école, pour planter des fleurs. »