Taylor estime que le plus grand défi reste le manque de respect et d’espace accordé aux femmes.
À l’approche du 8 mars, j’ai tendu le micro à quelques personnes croisées au hasard dans les rues de Yellowknife pour leur demander ce que représente, pour elles, la Journée internationale des droits des femmes.
« Ma mère, mon modèle »
Pour Emma Ouellette, née et élevée à Yellowknife, la journée n’est pas nécessairement un évènement qu’elle marque à son calendrier. « Je n’y pense pas très souvent », admet-elle avec franchise. Pourtant, lorsqu’on lui demande quelle femme l’inspire le plus, sa réponse est immédiate : sa mère. « C’est ma meilleure amie, mon modèle. » Un écho que l’on retrouve aussi chez plusieurs autres personnes comme Taylor Banks et Barbara, qui citent elles aussi leur mère et, plus largement, les femmes de leur famille, comme sources d’inspiration. Pour plusieurs, la force féminine commence dans le foyer.
« Nous avons encore beaucoup de défis au sein de la société »
De son côté, Barbara voit dans cette journée « un moment pour vraiment reconnaitre ce que signifie être une femme ». Elle souligne toutefois que les défis demeurent nombreux, notamment en matière d’égalité. « Nous avons encore beaucoup de défis au sein de la société », dit-elle, en évoquant l’importance d’un traitement équitable entre hommes et femmes.
Taylor, plus directe, estime que le plus grand défi reste le manque de respect et d’espace accordé aux femmes. Elle mentionne notamment les inégalités dans le sport, soulignant que les femmes n’obtiennent pas toujours la reconnaissance qu’elles méritent.
Nashat, pour sa part, offre une perspective culturelle différente. Originaire d’un pays musulman, il explique que, selon lui, les femmes ne devraient pas être célébrées un seul jour par année, mais honorées chaque jour. Il souligne également que, pour les nouvelles arrivantes, le principal défi peut être de s’intégrer à une nouvelle culture et au marché du travail.
