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le Vendredi 15 mars 2002 0:00 Culture

« Changez de côté, vous vous êtes trompés! »

« Changez de côté, vous vous êtes trompés! »
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Il y a 19 ans, Gilbert Parent créait les Bûcherons, une compagnie artistique qui avait pour but de promouvoir et de faire connaître le folklore et la culture canadienne-française. Aujourd’hui, cette troupe, divisée en deux équipes de deux, se produit tant devant les étudiants des écoles francophones et d’immersion, que devant les parents qui peuvent s’amuser aux rythmes des rigodons qui ont marqué leur éducation.

Cette semaine, Gilbert Parent et Roger Dallaire, directeur artistique de la compagnie, étaient dans les Territoires du Nord-Ouest où un horaire très chargé les attendait. Spectacles et ateliers à l’école Allain St-Cyr, spectacles pour différents programmes d’immersion, passage à Hay River, spectacle pour les parents à l’école Sissons ce samedi… de quoi se dérouiller le « canayen »!

« La gamme de nos activités s’est simplement élargie avec les années, selon les réactions du public », d’expliquer Roger Dallaire. Par exemple, ce sont les enfants qui, il y a plusieurs années, ont trouvé le nom du groupe d’artistes donnant des ateliers de gigue, de confection de bonhommes gigueurs, de cuillers, de percussions, de chants et de danses, tout en donnant des démonstrations de travaux forestiers ou de cabane à sucre. Selon le propriétaire de la compagnie, Gilbert Parent, la force du groupe réside dans l’animation et dans l’interaction avec le public. « Qu’on le veuille ou non, la musique folklorique nous amène à taper du pied et à s’amuser », ajoute-t-il. Depuis quelques années, ce dernier remarque aussi une vague d’engouement face à ce genre musical.

Selon les artistes, il est toujours particulier de travailler avec les élèves des classes d’immersion. Roger Dallaire est surpris de voir à quel point les jeunes comprennent le français et « embarquent sans jugement ».

Ce qui frappe les musiciens, c’est la maturité que démontrent les enfants du Nord. « Je suis épaté de voir les réactions des jeunes, même ceux de la maternelle. C’est beaucoup plus mature que la norme », de faire remarquer Gilbert Parent. Ce dernier croit que c’est peut-être le fait que l’école soit plus petite et que les enseignants ont une approche plus amicale avec les jeunes. « Les gens sont peut-être moins stressés et prennent plus le temps de vivre ».

« Je remarque que les enfants sont plus valorisés, ce qui fait qu’ils ont l’audace de s’amuser, d’expérimenter et de poser des questions. Ils ont un côté réaliste et humain », d’ajouter Gilbert Parent.