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le Jeudi 12 janvier 2017 15:53 Culture

Musique La puissance iskwée

Musique La puissance iskwée
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Après Folk On The Rocks, Iskwé revient pour une seconde performance à Yellowknife lors d’un concert au Northern Arts and Cultural Center, ce samedi 14 janvier à partir de 18 h 30. Digawolf assurera la première partie.

Iskwé (qui signifie « femme » dans sa langue maternelle) était l’une des « 10 meilleurs artistes à surveiller en 2016 » selon CBC Music. En 2017, il ne faudra pas la manquer. Elle performe une seconde fois en 8 mois à Yellowknife pour présenter son nouvel album intitulé The Fight Within qui sortira dans les bacs à la première semaine du mois de juin. Il s’agira, dans ce nouvel opus, de trouver son équilibre intérieur et d’avoir un impact positif sur l’environnement qui nous entoure.

Dans un monde où nous définissons constamment la somme de nos vies à travers le filtre du regard d’autrui, il devient rare de trouver des artistes véritablement libérées et assumées, telles que la chanteuse et compositrice Iskwé (iss-kway). Originaire de Winnipeg, elle tisse un son incomparable, qui puise dans ses racines irlandaise et cri/denées, entrelacés de Rythmes&Blues sombre et expressif, de sonorités électroniques fleuries, des tempos envoutant du trip hop et de politique.

« C’est ce qui résonne avec ma créativité. Je suis profondément influencé par cette obscurité fondamentale qui a pu prendre vie dans des pièces de Massive Attack et Portishead, tous les sons de Bristol (UK), mais j’aime aussi les femmes fortes et audacieuses comme Bjork et Erykah Badu. »

Elle a trouvé dans la chanson, un moyen pour se défaire de ses peines, exprimer ses opinions et défendre ses droits en tant que femme, d’abord, mais aussi ses origines autochtones. C’est le cas par exemple dans le morceau Nobody knows, composé à la suite de la disparition d’une jeune fille de 15 ans qui vivaient dans la même communauté. Si elle ne connaissait pas personnellement la jeune fille, elle n’a pu que constater, triste et impuissante, la désolation que sa disparition a laissé au sein de la collectivité. Écrire, composer puis interpréter lui a rendu ce sentiment de puissance qu’elle avait perdue après cette tragédie.

Issue des arts visuels et de la danse ballet, son premier amour, une amie l’encouragea un jour à participer au concours de Canadian Idol. Si elle n’a pas remporté le concours cette année-là, elle s’y est naturellement démarquée de par ses aptitudes vocales. Après des conseils avisés de la part de l’équipe de Canadian Idol, des années de cours et de pratique, Iskwé livre des performances musicales d’une harmonie puissante et revendicatrice.

Concert de Iskwé + Digawolf, samedi 14 janvier au NACC à 18 h 30.