Le premier millénaire av. J.-C. enveloppe l’essor des arts et des sciences en Grèce antique, phare de la connaissance occidentale. L’étymologie du mot musique « musike » nous transporte vers une dimension inspirée par les muses et interprétée par des aèdes, rapsodes et chœurs.
Parmi les plus célèbres des aèdes, qui chantaient leurs propres compositions en s’accompagnant de lyres ou « kitharas », les Homères ont créé L’Iliade et L’Odyssée au septième siècle av. J.-C. Œuvres qui, parmi d’autres, étaient présentées par des rapsodes dans des festivals où tragédies et comédies étaient jouées avec des chœurs pour les préambules et des interludes.
Des grands théâtres comme ceux de Dionysos à Athènes, Épidaure, Dodone ou Argos, étaient construits en demi-cercle, avec des gradins pour des milliers de spectateurs qui entourent partiellement la scène. La construction acoustique de ces théâtres permettait la diffusion sonore, jusqu’aux derniers gradins, avec une résonance sans écho. Ces théâtres et certains sanctuaires, comme Delphes, étaient au centre des grandes compétitions panhelléniques comme les Jeux pythiques à Delphes, les Jeux isthmiques à Corinthe et les Jeux néméens à Argos et Némée. Occasions au cours desquelles des chœurs, des rapsodes, des aèdes et des poètes participaient à des concours musicaux et poétiques.
La musique a été valorisée parmi les différentes disciplines faisant partie de l’éducation en Grèce antique. Elle formait avec la grammaire, la rhétorique, et la mathématique, le cœur de la formation intellectuelle. Les instruments de musique privilégiés par l’éducation étaient : l’aulos, sorte de flûte à bec jouée en paire; la lyre, composée de cinq, sept ou neuf cordes égales, arrangées verticalement sur une boîte de résonance semi-circulaire; et la kithare, semblable à une lyre, mais dont les cordes sont arrangées parallèlement à une boîte de résonance. Platon classifie la musique de la Grèce antique en : hymnes (chansons d’hommages sociaux, politiques ou religieux); dirges (chansons funéraires et de guérisons); et dithyrambes (chansons chantées par des chœurs, spécialement durant les festivals dédiés à Dionysos, dieu de la vigne et du vin).
L’auteur anime Trésor de la musique classique,
le dimanche et le mercredi à 21 h sur les ondes de Radio Taïga.
