La période de la République romaine se caractérise par la conquête du nord de la péninsule italienne, de la péninsule Ibérique, des régions de Carthage, de la Grèce et de l’Anatolie.
Cette période commence au sixième siècle av. J.-C. et se termine en quarante-quatre av. J.-C. avec l’assassinat de Julius César. Dans cette période le latin devient la langue officielle et littéraire, et se développe à deux niveaux : oral et écrit.
L’oral connu sous l’appellation « latin vulgaire » se trouve à l’origine des langues romanes telles que le français, l’italien, l’espagnol et le portugais. L’écrit évolue à partir de l’invention de l’alphabet latin, traduit de l’alphabet grec, vers des formes littéraires qui passent des vers composés en heptamètres dactyliques vers des écrits en prose.
Trois facteurs composent les caractéristiques de la musique écrite de cette période : la notation musicale, la théorie musicale et les écrits des chansons. La notation musicale romaine utilisait des lettres latines sur lesquelles ils écrivaient des signes diacritiques pour signaler les tonalités en suivant une structure semblable à la notation musicale grecque. La théorie musicale suit la structure des tétracordes doriques, ioniques et phrygiens développée par les Grecques pour la lyre, l’aulos et la kithare. Les écrits des chansons suivent la structure des heptamètres dactyliques utilisés par des vers homériques et conditionnent l’écriture des chansons, en latin, pour les œuvres théâtrales.
Six structures architecturales caractérisent les arts de la scène dans la République romaine : les hippodromes, les stades, les cirques, les théâtres, les odéons et les amphithéâtres. Les Hippodromes étaient destinés aux spectacles équestres; les cirques pour des courses de chevaux, de chars et parfois des compétitions athlétiques; les stades étaient les centres des spectacles athlétiques; les amphithéâtres étaient les lieux des spectacles de combats entre gladiateurs ou des venationes (spectacles de batailles entre bêtes sauvages ou entre bêtes sauvages et humains). Les théâtres et les odéons étaient les infrastructures pour les présentations théâtrales et musicales.
Alors que la tradition orale était le médium utilisé par la musique populaire des Romains et des populations conquises, c’est la religion romaine qui règle les structures de la musique présentée dans les festivals, les cérémonies et les célébrations sociales. En effet, la structure de la religion romaine rassemble les traditions religieuses étrusques avec la théogonie grecque, les traduit en latin, et à la fin de la période de la République romaine, organise une liturgie associée à un calendrier des festivals et des spectacles régis par le Calendrier julien.
L’auteur anime Trésor de la musique classique,
le dimanche et le mercredi à 21 h sur les ondes de Radio Taïga.
