Le noyau fort de la musique classique occidentale est son développement textuel qui a commencé dans des écrits de l’Antiquité Mésopotamienne, égyptienne, phénicienne et grecques.
Des sociétés dans lesquels les notes musicales sont représentées par des lettres sur lesquels se superposent des symboles diacritiques. La première partie de la période médiévale voit le développement des neumes, signes qui qualifient les intensités et les rythmes des notes musicales.
C’est Guido d’Aderzo qui place ces neumes sur la portée à quatre lignes qu’il invente vers 1030, et désigne les six notes que Boethius avait nommé A,B,C,D,E, et F, au VIe siècle par Ut, Re, Mi, Fa, Sol et La. La musique écrite jusqu’à l’invention de la portée de Guido d’Arezzo représente des chants monodiques (une seule mélodie).
Cette musique savante, depuis la chute de l’Empire romain d’occident, se développe dans les monastères catholiques où les principaux genres musicaux sont des hymnes et des chants grégoriens chantés sous la forme de plain-chant.
Le chant polyphonique commence son enregistrement textuel avec l’organum, forme musicale qui est composée par deux voix, la première voix nommée principalis chante une mélodie grégorienne et la deuxième voix (sorte de chorale) appelée organa, chante l’accompagnement. L’organum donne naissance dans le Royaume Franc au déchant et en Angleterre au gymel.
Des formes musicales dans lesquelles la voix principale, le ténor, chante dans le niveau plus grave une mélodie grégorienne, et deux autres voix d’accompagnement chantent dans un niveau plus haut. A cette forme musicale s’ajoute le conduit, dans lequel toutes les voix chantent la même mélodie dans le même rythme.
Le motet est la forme musicale polyphonique qui résulte des travaux de Léonin et Pérotin à la faculté de musique de l’Université de Paris lorsqu’au XIIe siècle, elle se trouve attachée à la cathédrale Notre Dame. Dans cette nouvelle forme de chant polyphonique le ténor chante une mélodie grégorienne et en contrepoint deux ou trois voix appelées duplum et triplum chantent des accompagnements composés par des mélodies et lettres diffèrent de celle chantée par le ténor. Le motet transcende ainsi les murs ecclésiastiques catholiques pour rejoindre des chants populaires et seigneuriaux transmis par des ménestrels, troubadours.
L’auteur anime Trésor de la musique classique,
le dimanche et le mercredi à 21 h sur les ondes de Radio Taïga.
