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le Jeudi 18 avril 2019 19:14 Culture

Sur les planches Vaincre ses peurs

Sur les planches Vaincre ses peurs
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Une quinzaine de comédiens de St-Cyr interprètent une pièce signée Catherine Barlow.

Une quinzaine d’élèves de la 3e à la 8e année inaugureront la nouvelle scène d’Allain St-Cyr, le samedi 27 avril, avec la pièce de théâtre Bibo l’épouvanté.

C’est l’enseignante Catherine Barlow qui a écrit la pièce et les chansons qu’on y retrouve.

« La base de l’histoire, explique Mme Barlow, sans trop en révéler, c’est la peur, la peur de ne pas performer, d’être seul, etc. Chacun a une crainte. »

Son récit se situe à la fin des années 1980 dans une municipalité indéterminée des TNO. Une amitié se développe entre Zoé, la fille d’un éleveur de bisons séparé et grognon, et Jonas, un nouvel arrivant.

« Les deux amis vivent un drame chacun de leur côté, souligne l’enseignante, qui n’avait jamais écrit une pièce de cette envergure. Il y a une histoire d’humiliation, mais qui finit bien. »

On retrouve aussi dans ce récit, Bibo, qui est un peu comme le clown blanc triste, et Caboche, un corbeau malcommode avec une aile dans le plâtre.

La pièce est divisée en deux parties. Dans la seconde, les personnages principaux sont interprétés par d’autres comédien·ne·s.

Un théâtre d’ombres vient enrichir la scénographie. Aïda Reed, une élève est responsable des décors. Sa mère, Isabelle, a participé à leur conception ainsi qu’à la confection des costumes.

Genèse
Catherine Barlow dit qu’il n’a pas toujours été facile de composer avec les autres activités pratiquées par les élèves.
De plus, certains ont quitté la pièce en cours de route et il a fallu recruter d’autres comédiens.

« Personne ne se voyait dans le rôle où je le voyais », ajoute Mme Barlow.

C’est le cas pour Andrea Geraghty, qui joue Caboche dans une des deux parties.

« J’aime le personnage que je joue, pas celui qu’on voulait me faire jouer », concède-t-elle.

Son amie Léa Schwartz joue Bibo dans la seconde partie. Elle a bien aimé son expérience théâtrale. « Mais ce n’était pas toujours le fun parce que des fois, les jeunes étaient tannants. »

Les deux amies sont parmi les rares comédien·ne·s à avoir dû apprendre par cœur répliques et chansons. « Ce n’était pas difficile. Nous l’avons juste lu quelques fois et nous le savions ».

Les répliques de ses interlocuteurs, précise-t-elle, l’aident à se souvenir de son texte.

Aucun personnage n’intéressait vraiment Vincent Gagné, hormis Caboche, mais il était pris. Il joue finalement le rôle du père de Zoé.

A-t-il peur de monter sur scène devant le public ?

« Il a plutôt peur de descendre de scène », taquine la metteuse en scène. Effectivement, Vincent Gagné est connu pour son tempérament de showman.

 

Kyle Tuyishime, qui interprète Jonas, avoue sans gêne qu’il ne montera pas sur scène sans trac.

« Il est très bon dans l’improvisation, note Catherine Barlow. Il aime faire des personnages à la psychologie complexe et originale. »

Liam Hamel joue quant à lui l’ami de l’intimidateur. « Un complice, dénonce Andrea Geraghty, pour le narguer. »
Ce qu’il n’est pas dans la vie, précise-t-il. Et il ne veut pas non plus être un comédien plus tard.

« Catherine Barlow rappelle qu’on peut parfois détester un professeur pour avoir assigné un rôle déplaisant. Mais plus tard, parfois, on se rend compte de ce que ce rôle nous a apporté. »

Quoi qu’il en soit, dit Mme Barlow, les élèves vont acquérir de l’aisance sur scène. Ils ont chacun leur défi. »
Les familles d’élèves d’Allain St-Cyr et les membres de l’APADY et de Canadian Parents for French ont droit à un rabais sur les billets de la pièce. Les billets réguliers sont de 30 $ par famille et 15 $ par personne.