Jean-Baptiste Lully est considéré comme étant la figure la plus importante du développement de la musique en France dans son siècle d’or, sous la gouverne de Louis XIV.
Ce n’est pas lui qui compose la musique du Ballet royal de la nuit, mais il participe à l’œuvre en tant que danseur dans une des entrées avec le roi Louis XIV, avec qui il développe une amitié fondée sur ses talents de musicien et de danseur.
Il est introduit à la cour de Louis XIV une année avant la présentation du Ballet royal de la nuit à titre de violoniste dans l’orchestre privé du roi. C’est à partir de là qu’il commence sa carrière de compositeur.
En 1659, il est remarqué dans le monde musical grâce à son Ballet d’Alcidiane et à d’autres œuvres mineures et devient le compositeur attitré de la musique destinée aux présentations publiques du monarque.
En 1661, lorsque Louis XIV prend le pouvoir absolu et adopte l’image du soleil à titre de symbole royal, Jean-Baptiste Lully est nommé surintendant de la musique royale et directeur de l’orchestre royal de musique, composé de 24 violonistes. Cet orchestre accompagne le roi dans toutes ses présentations sociales. Sous la direction de Lully, l’orchestre intègre des instruments à vent tels que des hautbois, des flutes et des téorbes, ainsi que le clavecin. Lully compose pour l’orchestre des œuvres instrumentales.
Parallèlement à sa fonction de directeur, Lully est aussi créateur de la comédie-ballet, puisqu’il met en musique plusieurs des comédies de Molière (dramaturge et écrivain qui donna à la langue française ses lauriers), parmi lesquelles : L’Amour médecin, Le Bourgeois gentilhomme, Monsieur de Pourceaugnac, George Dandin, Les Fâcheux, Le Mariage forcé et Les Plaisirs de l’ile enchantée.
Ce genre de ballet, qui commence à se diffuser en Europe, combine belle parole, comédie, danse et musique.
Parmi l’œuvre de Lully, on retrouve plusieurs motets religieux composés pour la chapelle privée de Louis XIV, des dizaines d’autres ballets composés avec le librettiste Benserade, et de nombreuses danses de cour : gavottes, menuets, rigaudons, sarabandes, passacailles et chacones.
Jean-Baptiste Lully reste au service de Louis XIV jusqu’à sa mort en mars 1687 des suites d’une gangrène généralisée découlant d’une blessure à un pied. En effet, alors qu’il dirigeait un concert de l’orchestre royal, il se frappe un orteil avec le lourd bâton de direction dont il se servait pour battre la mesure en frappant le sol.
L’auteur anime Trésor de la musique classique à 21 h, les dimanches et mercredis sur CIVR 103,5 FM et Radiotaiga.com.
