En Angleterre, l’évolution de la musique dans la période baroque commence à se développer à la fin du règne de la reine Elizabeth I.
Considérée comme l’âge d’or des arts en Grande-Bretagne (l’Angleterre, le pays de Galles, Écosse et Ulster), cette période est cristallisée par les lumières de la littérature et du théâtre : Ben Johnson (dramaturge, satiriste et soldat), Christopher Marlowe (dramaturge et poète) et William Shakespeare (dramaturge et poète). Leurs œuvres ont une influence dans la musique, non seulement par leur richesse d’images et leur vocabulaire, mais par leur maitrise de la rime, le rythme dans la parole et la mesure dans les vers.
Parmi les compositeurs de musique qui émergent à cette période, en synthétisant et en améliorant les méthodes de composition, se démarque John Dowland.
John Dowland a composé plus de 100 œuvres parmi lesquelles les chansons sont dominantes. Plusieurs psaumes sont composés pour l’abbaye de Westminster à Londres, et plusieurs pavanes et gaillards sont composés pour des voix, violes de gambe et luths. Ses compositions instrumentales pour les violes de gambe (instruments à six cordes frottées et jouées à l’aide d’un archet qui ont leurs origines en Espagne du XVe siècle et qui étaient considérés comme les instruments aristocratiques du baroque) sont polyphoniques, car les violes de gambe sont de différents registres et grandeurs : alto, ténor, basse, grande basse et contrebasse.
Les compositions de John Dowland pour le luth sont aussi polyphoniques, mais ont recours au même instrument et utilisent le pouce pour faire les harmonies et les autres doigts de la main droite pour jouer les mélodies. Cet instrument, à ce moment très populaire en Europe, tire aussi son origine de l’Espagne, pays dominé par les Arabes au Moyen ge et dont le oud inspire la création du luth. La structure de ce dernier aux périodes baroques se caractérise par un cheviller posé presque perpendiculairement au manche qui contient des frettes et qui se trouve attaché à une boite de résonance de forme ovale et concave sur laquelle se situent douze cordes. Six de ces cordes produisent les notes musicales et les autres résonnent à leur vibration.
L’auteur anime Trésor de la musique classique à 21 h, les dimanches et mercredis sur CIVR 103,5 FM et Radiotaiga.com.
