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le Jeudi 13 février 2020 16:28 Culture

L’essor de la musique classique_21

L’essor de la musique classique_21
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Sous l’autorité du Saint-Empire romain germanique, dont l’empereur était élu par les princes électeurs, en 1701, le duché de Brandebourg-Prusse devient le royaume de Prusse. Le prince électeur Frederick III de la maison des Hohenzollern (maison à laquelle appartient la dynastie des duchés, qui, depuis le XIe siècle, gouverne plusieurs territoires du nord-ouest de l’Europe) devient roi, et Berlin devient sa capitale. Son nom change pour roi Frederick I.
Il est non seulement mécène des arts, mais aussi promoteur du développement des arts et des sciences en langue allemande (propulsé par la réforme). Il fonde l’académie des arts de Berlin et l’académie de sciences en ayant comme modèle les académies fondées à Paris par les cardinaux Richelieu et Mazarin ainsi que Louis XIV) et l’université de Halle. C’est à cette dernière que Georg Friederick Händel faisait des études au département des arts et lettres lorsqu’il décide, en 1703, de quitter sa ville natale Halle et d’aller travailler comme claveciniste et violoniste dans l’orchestre du théâtre d’opéra de Hambourg, soit le premier théâtre d’opéra ouvert au public au nord de Venise, qui a comme mission la présentation d’opéras composés en allemand et traduits de l’italien à l’allemand.
L’ouverture de ce théâtre a lieu en janvier 1678 avec la présentation de l’opéra Adam et Ève composé par Johan Theile, compositeur d’opéras, d’opérettes, de musique religieuse et théoricien de la musique. Il devient un centre important de diffusion de l’opéra qui attire l’attention des librettistes, des musiciens et des compositeurs. Cela lui permet de monter son propre orchestre, pour lequel Händel est invité. C’est en travaillant dans ce théâtre que Händel fait la connaissance de Friedrich Christian Feustking, théologien et librettiste, qui fait la traduction du livret de l’opéra Almira, écrit à Venise par Giulio Pancieri en 1691. Händel aime la trame du livret et compose la musique permettant de transmettre les sentiments et les émotions des personnages.
Il divise l’opéra en trois actes dans lesquels le principal personnage est Almira, une princesse qui deviendrait reine seulement si elle mariait le fils d’un des conseillers du roi défunt. Le dilemme d’Almira est qu’elle aime passionnément son secrétaire Fernando et non Osman, avec qui elle devrait se marier. Osman, pour sa part, vit également un dilemme, car il aime aussi une autre princesse.
Un des segments musicaux devient la mélodie de l’aria Lachia ch’io pianga, qui revient dans la composition de son opéra Rinaldo et devient une des arias le plus chantées par des sopranos et contreténors du monde. Il est présenté le 8 janvier 1705 au théâtre Ope ram Gansenmarkt.