La grande aventure de la musique classique au Baroque voit naitre en 1685 (le même jour qu’Arcangelo Corelli à Fusignano, et Georg Friederich Händel, à Halle) Jean-Sébastien Bach. Il nait à Eisenach, ville située dans la vallée d’Hörsel dans le Land de Thuringe où Martin Luther avait traduit une grande partie de la Bible -originalement écrite en hébreu- à partir de 1521. C’est dans cette ville que les ancêtres de Jean-Sébastien Bach se sont installés depuis plusieurs générations en créant une famille de nombreux musiciens qui dominent la scène de la musique classique religieuse et non religieuse dans la région de Thuringe.
Lorsque Jean-Sébastien Bach a neuf ans, sa mère décède, puis son père une année plus tard. C’est alors son frère, Jean-Christophe, qui l’accueille et prend soin de son éducation. Il joue un rôle important dans la formation de Jean-Sébastien, car il est organiste à l’église de Saint-Michel à Ohrdruf et a étudié avec Johann Pachelbel, organiste, compositeur et théoricien de la musique qui était spécialisé dans le contrepoint rigoureux (une des méthodes d’écriture musicale qui consiste à superposer plusieurs lignes mélodiques dans un système modal). Jean-Christophe enseigne cette méthode à Jean-Sébastien qui apprend des techniques avancées pour jouer le clavicorde et l’orgue pendant qu’il fait ses études à l’école secondaire et excelle dans les langues et la musique. Ce succès lui permet d’avoir une bourse d’études au collège Saint-Michel à Lunebourg.
Le collège Saint-Michel est un collège dirigé par l’ordre religieux des moines bénédictins (ordre dans lequel s’était développée l’écriture musicale depuis Guido d’Arezzo), un collège spécialisé en musique chorale, arts et lettres européens enseignés en latin, allemand, français et italien. Alors en 1700, lorsque Jean-Sébastien a quatorze ans, il déménage à Lunebourg pour étudier dans ce collège durant trois années. Durant cette période, il rencontre de grands organistes. Parmi eux se trouve Georg Böhm, qui va avoir une forte influence dans sa manière de jouer l’orgue et de composer de la musique pour orgue et clavecin ; ce compositeur développe la méthode d’écriture en partitions à plusieurs lignes mélodiques qui interchangent les variations. Il est l’un des meilleurs organistes de son temps et joue sur le célèbre orgue de l’église Saint-Jean de Lunebourg. Cet orgue est célébré pour la qualité de sa construction (le stradivarius des orgues).
L’essor de la musique classique_27
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