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le Jeudi 4 juin 2020 16:21 Culture

Au rayonnement de la musique classique_2

Au rayonnement de la musique classique_2
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Lorsque Christoph Willibald Gluck se trouve à Vienne en 1736, il rencontre le Prince lombard Antonio Maria Melzi qui l’invite à joindre son orchestre de chapelle privé à Milan. Il accepte et en 1737 il déménage à Milan, approfondit ses études de la langue italienne et devient disciple de Giovanni Batiste Sammartini, avec qui il maitrise l’écriture des compositions instrumentales. Son enthousiasme pour l’opéra est nourri par le mouvement culturel de Milan qui est une ville vibrante dans le drama musicale (terme qui après sera changé par opera seria en le contrastant à l’opera bouffa). Ce genre musical est présenté dans plusieurs théâtres dont le principal est le Teatro Regio Ducale (qui précède au théâtre de la Scala). Inspiré par ce contexte et appliquant des techniques apprises de Sammartini, Gluck commence à composer des drames musicaux dont le premier, Artaserse, reprend le livret écrit par Pietro Metastaso, et le présente au Théâtre Regio Ducale en 1741. La beauté et la maitrise des structures mélodiques et harmoniques qui l’accompagnent, complétées et reliées par des arias chantés dans les drames musicales (dans le style italien) sont reconnues et applaudies dans la péninsule italienne et présentée à Crema, Turin et Venise avec des livrets écrits par Metastaso. Ce succès est suivi par des présentations à Londres en 1746.
Gluck reste à Londres quelque mois, période où il est invité à préparer un drame musical pour les mariages du Prince électeur Maximilien III et du prince Friedrich-Christian de Saxe du Saint-Empire romain germanique. Mariages qui ont lieu à Dresde et pour lesquels il compose le drame musical (qui de drame a seulement le nom, car est associé à des allégories – élégies) : Le mariage d’Hercule et d’Hébé, pièce qui est présentée en juin de 1747. Le succès de sa présentation a aussi une répercussion sur sa carrière de compositeur, car il est engagé par les frères Pietro et Angelo Mingotti dans sa troupe d’opéra qui voyage en Europe et présente autant des operas serias, des operas bouffas et des danses. La troupe est invitée aussi à performer lors de célébrations mariales des princes à Dresde. Durant ce temps, il rencontre le chorégraphe et danseur français Jean-Georges Noverre, une figure importante de l’histoire du ballet.