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le Jeudi 22 octobre 2020 17:18 Culture

Festival international du film de Yellowknife Le Nord crève les écrans

Festival international du film de Yellowknife Le Nord crève les écrans
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Du 4 au 8 novembre, la 14e édition du festival se tient cette année entièrement en virtuel.

Au programme de l’édition 2020 du Festival international du film de Yellowknife, 54 films.

Il y a un peu moins de quinze ans, comme le raconte le directeur du Western Arctic Moving Pictures (WAMP) et organisateur du festival international du film de Yellowknife, Jeremy Emerson, les films étaient projetés en toute intimité.
« Quand on a commencé, c’était très simple, raconte-t-il. On avait un petit projecteur, on changeait les disques et, au maximum, il y avait 90 places disponibles au total. »

Grâce à de nombreux partenaires, la programmation a pu s’agrandir, jusqu’à arriver à plus d’une cinquantaine de films. « Ça a vraiment grandi, notre sélection de films est plus variée et vient de partout. »

Cette année, pas de projection au cinéma Capitol, ni au NACC. Entre le nombre limité de places disponibles, et le cout de la location, les organisateurs ne s’y retrouvaient pas financièrement. « Nous avions imaginé une projection au Capitol, mais c’est tombé à l’eau », confie le directeur.

« Ce sera effectivement assez différent cette assez puisque tout est en virtuel, continue-t-il. Nous prévoyons tout de même des ateliers, une compétition de pitch (résumé) de projet de films. Nous espérons également récupérer assez d’argent pour le prochain festival. »

Quatre jours
Comment fonctionne le visionnage ? Concernant les tarifs, chaque écoute, que ce soit un court ou un long-métrage, coute de 10 $ (8 $ pour les étudiants ou les ainés). Il est également possible de prendre un accès illimité pour 75 $ ou pour six films à 40 $.

Contrairement aux organisateurs du festival de littérature Northwords, qui avait choisi de faire durer une semaine de plus leur programmation, la question ne s’est pas posée chez WAMP.

Grâce au virtuel, « beaucoup choisissent de faire durer leur festival plus longtemps, mais je ne suis pas certain, à mon opinion, que les gens vont s’investir autant sur la longueur, suppose M. Emerson. De garder les mêmes dates que d’habitude permet de créer une sorte d’urgence ».

Le catalogue 2020 est plus vaste que les années précédentes — en moyenne, une vingtaine de films en plus que l’année passée — tout comme le temps alloué pour visionner chaque œuvre.

Dans la pratique, une fois que le film est payé, le visionnage est débloqué à partir d’une certaine date et heure. Dès cet instant, il est possible de le regarder pendant un, voire trois jours dans certains cas. Cependant, une fois le début entamé, il ne reste plus que 24 heures pour le terminer.

Sélection variée
Cinq films sont francophones, et même français dans le cas du film de Nicolas Bedos, La Belle Époque. Le triplement récompensé aux César est certainement l’un des titres les moins canadiens, et encore les moins nordiques, de la sélection.

« Notre thème n’est pas à 100 % nordique ou canadien, et ça n’a jamais été le cas, détaille Jeremy Emerson. Nous essayons de parsemer la sélection d’œuvres d’origines variées. »

And the Birds Rained Down de Louise Archambault, le court-métrage Solstice d’un cœur brisé, de Fanny Lefort, Jeep Boys d’Alec Pronovost et Stardust de Marion Christmann et Amélie Prévot complètent la sélection francophone.
Si jamais le temps vous est compté, le directeur qui a participé à la sélection, vous propose son coup de cœur : « Je pense que le film qui donnera le plus envie aux gens, c’est Carved in Stone : Sanannguaqtit. »

Ce documentaire d’Angela Heck et d’Ivan Hughes d’une quarantaine de minutes « parle de sculpteurs bien connus qui vivent aux TNO depuis longtemps », résume l’organisateur avant d’ajouter : « Les spectateurs vont reconnaitre des artistes. »