Dans un émerveillement qui ressemble à celui de Niccolo Paganini, Frédéric Chopin se laisse porter par ses habiletés naturelles de pianiste et de compositeur dès l’âge de sept ans en composant des polonaises qui, aujourd’hui, sont reprises par des étudiants de piano comme partie de leur formation. Ce rythme musical dansant né du folklore polonais au large spectre de modalités structurales est repris dans les bals des cours d’Europe depuis la Renaissance.
Depuis 1817, Frédéric Chopin présente des concerts, alors qu’il est encore enfant. Il réside alors à Varsovie où il reste jusqu’en 1828, poursuivant ses études de piano au lycée, puis au Conservatoire de Varsovie. Aimé et admiré des Varsoviens, il vit avec l’aristocratie de depuis 1815, dans l’entourage du roi de Pologne, Alexandre 1er de Russie depuis que le contexte politique polonais a changé après les défaites la Grande Armée française et la réinstallation de Louis XVIII sur le trône. Ces évènements mettent fin au duché de Varsovie lié à la France. Alexandre devient roi de Pologne suite au Congrès de Vienne en 1815 qui détermine les nouvelles frontières de l’Europe. Cela se produit sans détriment pour la culture et les arts polonais, admirés et supportés par les classes dominantes.
Fréderic Chopin continue à composer et à présenter ses compositions en concerts dans des palais et des théâtres de Varsovie tout en faisant ses études au lycée et au Conservatoire de musique sous la tutelle de Václav Würfel, pianiste bohémien virtuose qui enseigne au Conservatoire de musique. Il lui enseigne les possibilités des harmonies jouées à l’orgue. Son autre tuteur est Joseph Elsner, compositeur et directeur du Conservatoire dont l’expertise est la théorie musicale. C’est avec lui que Chopin étudie les écrits du compositeur Jean-Sébastien Bach. Chopin étudie en profondeur son œuvre Le Clavier bien tempéré, un des traités majeurs de la musique classique, dans lequel Bach expose ses analyses des gammes chromatiques, des douze demi-tons et de leurs harmoniques. Le tout est présenté dans des préludes et des fugues.
