Pendant son enfance et sa jeunesse, Frédéric Chopin développe son admiration pour le folklore polonais auquel il est introduit par ses parents. Cette musique l’inspire dans ses compositions pour piano, qui progressivement se construisent dans les structures sémantiques de la théorie musicale apprise au lycée de Varsovie. En 1824, Dominique Dziewanowsky, un ex-militaire de l’armée de Prusse, père d’un de ses condisciples, l’invite à passer à une fête au village de Szafarnia. Au cours de cet évènement, il est introduit à la communauté qui a l’habitude de célébrer avec des chants et des danses. Frédéric est bien reçu par la communauté et on lui propose de rester pour passer ses vacances.
Durant cette période, il compose Rondo en Do mineur qui est structuré par plusieurs changements d’échelles musicales en rythme rapide. Ce genre fait l’objet d’étude théorique et pratique des académies de musique d’Europe depuis la fin de la Renaissance. Il compose aussi ses premières mazurkas, un rythme qui accompagne les danses et les chants de la tradition polonaise. L’hymne national polonais est une mazurka composée par Jozef Wybicki en 1797 afin d’être chantée par les soldats polonais, et qui en 1827 devient l’hymne national.
Après son passage au lycée de Varsovie, en 1827, Chopin continue ses études à l’École supérieure de musique, située dans le département des Arts et des sciences de l’Université Royale de Varsovie. Là, parallèlement à l’étude de la musique, Frédéric fait des études en biologie, en histoire et en littérature, ce qui lui permet d’effectuer un voyage à Berlin accompagné du prestigieux zoologue Felix Jasocki. Pendant ses études d’histoire et de littérature, il est encouragé par Kazimierz Brodzinski, écrivain, poète, et journaliste d’idéologie révolutionnaire qui avait participé comme lieutenant dans plusieurs batailles et avait été fait prisonnier des forces prussiennes dans la bataille des Nations. Frédéric s’intéresse aux mesures poétiques des pastorales composées par Brodzinski et leur représentation de la vie rurale polonaise. Cela lui inspire la composition d’autres mazurkas, et rondeaux et de Grande fantaisie sur des airs polonais. En juillet 1829, Niccolo Paganini présente une série de concerts à Varsovie et Frédéric n’en manque aucun. Inspiré par la virtuosité de Paganini, il compose plusieurs de ses études pour piano.
