le Vendredi 27 février 2026
le Jeudi 22 juillet 2021 17:10 Culture

Jeunes reporters sur le terrain

Jeunes reporters sur le terrain
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Tantôt profondes, tantôt excentriques, les questions d’Alice Winkler, 13 ans, et d’Hazel Mifflin, 14 ans, ont bien fait réfléchir les festivaliers. Munies d’une enregistreuse, les deux reporters en herbe de Radio Taïga ont parcouru le festival pour accoster les artistes et les festivaliers, et discuter de musique, de COVID-19… et de créatures mythiques !

Certaines entrevues ont été diffusées en direct de l’émission spéciale L’Allonge, sur le site de Folk On The Rocks. Voici quelques-unes des réponses les plus créatives :

 

Questions : Après deux ans de silence, Folk On The Rocks est enfin de retour. Comment vous sentez-vous d’être ici aujourd’hui, parmi la foule ?

 

Carmen Braden, auteure-compositrice-interprète

C’est incroyable d’être ici ! Tout semble à la fois très normal et très bizarre ! Tout semble être revenu à la normale aujourd’hui, on ne voit pas de masque, peu de distance physique. D’un autre côté, tout le monde semble affamé de musique et d’interactions. On sent que l’évènement répond à un besoin que nous avions depuis très longtemps.

 

Cody Drygeese, membre des Yellowknives Dene Drummers

Je me sens très bien. C’est bon d’être de retour sur la scène principale et d’être à nouveau entouré de gens, spécialement ici, à Folk On The Rocks, où tout le monde passe un moment formidable. Nous n’avons pas vraiment pu pratiquer ensemble durant la pandémie. Certains membres du groupe ont pu pratiquer, mais, dans tous les cas, le tambour n’est pas une chose qui se perd. C’est quelque chose qui se ressent. Nos tambours sont un peu comme des cœurs qui battent. Nous savons en jouer et chanter depuis que nous sommes jeunes, et c’est une chose que nous gardons toute notre vie.

 

Andrew Morrison, chanteur et guitariste, The Jerry Cans

C’est bouleversant ! Mon corps était épuisé après notre première performance du festival. J’ai même pleuré à un certain moment ! La musique fait partie de nous, en tant que musiciens, mais également en tant qu’humain et spectateur. Voir l’art se déployer devant soi, c’est une très belle chose, que nous tenions pour acquise avant la pandémie. Ce vendredi, une foule de 800 personnes criait devant nous… c’était très intense ! Cet échange d’énergie dans la foule, cette appréciation du moment, c’est magnifique. Nous étions épuisés et déroutés, et j’ai vécu l’une des plus belles soirées de ma vie.

Question : Voici maintenant une question spéciale, qui fera appel à votre créativité : quelle est votre créature mythique préférée ? Dans un combat contre la COVID-19, qui l’emporterait ?

 

Carmen Braden

C’est sans doute Sedna, déesse de la mer dans la mythologie inuite. Elle l’emporterait haut la main contre la COVID. C’est une question bizarre ! Mais Sedna est invincible, et elle se trouve dans la mer. D’abord, à ce que l’on sait, le virus ne se transmet pas comme ça, par l’intermédiaire de l’eau. Puis Sedna nous apprend à respecter la terre et l’environnement. La COVID s’est répandue en ignorant ces principes, et je crois que Sedna lui mettrait une raclée !

 

Christina Rae Carrigan, artiste peintre, Murale de Folk On The Rocks

Ma créature mythique préférée est le Ogopogo, le serpent géant du lac Okanagan, en Colombie-Britannique. La COVID l’emporterait contre lui ! Ce virus peut emporter n’importe quoi. Voyez comment il a réussi à arrêter le monde entier pendant une année complète !

 

Cody Drygeese

Je crois que c’est Nàhga, une créature de la forêt, créée pour apprendre aux enfants de ne pas s’aventurer seul en forêt durant la nuit. Nàhga l’emporterait certainement, mais la COVID est sans doute beaucoup plus dangereuse. Dans tous les cas, je crois que Nàhga serait immunisée… je lui demanderai quand je la verrai !

 

Andrew Morrison

Nos préférés, à mes trois filles et moi-même, ce sont les dragons ! Les dragons l’emporteraient à 100 %. Ils sont sans doute étrangement immunisés. Ils s’occuperaient de leur travail comme si rien n’était, en cherchant de l’or, ou peu importe, sans même s’inquiéter. Les dragons ne se soucient absolument pas de la COVID-19 !