le Dimanche 5 avril 2026
le Vendredi 30 octobre 2020 12:50 Divers

Au rayonnement de la musique classique Au rayonnement de la musique classique_21

Au rayonnement de la musique classique Au rayonnement de la musique classique_21
00:00 00:00

La relation d’enseignement qui lie Joseph Haydn et Ludwig van Beethoven entre 1792 et 1796 s’avère plus critique que pratique. Occupé à ses propres compositions, Haydn n’a pas beaucoup de temps à consacrer à Ludwig. En 1795, le maitre s’absente de Vienne pour aller présenter ses œuvres à Londres. À son retour, il assiste à la représentation, au salon du prince Lichnowsky, de trois des concertos pour piano composé par Ludwig. Sollicitant l’opinion de son maitre, le jeune Beethoven reçoit pour toute réponse qu’il devrait retravailler son troisième concerto. Ludvig n’apprécie pas la critique et déplore l’absence d’une véritable analyse. Au bout du compte, Beethoven considèrera n’avoir rien appris de Haydn.

Les techniques musicales qui intéressent Ludvig durant son apprentissage à Vienne reposent sur deux systèmes méthodologiques : le contrepoint rigoureux et le Sturm und Drang.

Le contrepoint rigoureux se concentre sur les consonances, les dissonances et les changements de tonalité dans la superposition des lignes mélodiques. Cette méthode, développée depuis la période médiévale et à laquelle a contribué Jean-Sébastien Bach, Ludwig Van Beethoven la maitrise sous la guidance de Johann Georg Albrechtsberger, professeur de contrepoint rigoureux né en Autriche et formé à l’Abbaye de Melk. Son répertoire comprend de nombreuses œuvres musicales dont sept concertos pour guimbarde. Ses enseignements sont bien appréciés de Ludwig.

La seconde méthode, le Sturm und Drang, concerne plutôt la thématique musicale. Il s’agit d’un courant philosophique allemand qui s’oppose au rationalisme du siècle des Lumières. Contre la raison, le Sturm und Drang exalte la liberté humaine subjective, les sentiments et les émotions. Ces idées sont appliquées en littérature par Goethe dans Les souffrances du jeune Werther, et en musique par l’école de Mannheim et Carl Philipp Emanuel Bach.

Ludwig combine ces deux méthodes dans la composition de ses symphonies. Cette évolution de la musique savante marque le passage de la période classique à la période romantique.