le Lundi 30 mars 2026
le Jeudi 20 mai 2021 17:34 Divers

L’envol de la musique classique dans le romantisme_20

L’envol de la musique classique dans le romantisme_20
00:00 00:00

 Au début du XIXe siècle, Paris s’épanouit et regagne doucement son statut de Ville lumière. Ce rayonnement avait pâli durant la période de la Révolution. Bien que dans ces circonstances émergent la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et la mise en œuvre des idées des Lumières, plusieurs des lieux qui animaient le développement culturel avaient été fermés au XVIIe siècle, tels que les académies et les sociétés littéraires qui rayonnaient depuis Louis XIV.
Ce n’est qu’en 1793 que l’Institut de France est créé, et qu’on structure progressivement les Académies : l’Académie des beaux-arts, l’Académie des inscriptions et belles-lettres, l’Académie française, l’Académie des Sciences et l’Académie des sciences morales et politiques. L’Académie des beaux-arts est créée en 1816 en regroupant des élites de l’architecture, de la musique, de la peinture et de la sculpture. Parmi ses membres on retrouve Hector Berlioz, chef d’orchestre, compositeur, écrivain et théoricien de la musique.

Hector Louis Berlioz nait en France, dans un petit village au bord de la rivière Isère, la commune de Côte-Saint-André. Ses parents sont Louis Berlioz et Joséphine Marmion. Bien que son père (médecin) l’initie à la musique, il s’oppose à ce que Hector en fasse un métier. Son père le force à faire des études en sciences et en lettres, puis des études à l’école de médecine de là l’Université de Paris. Il reçoit son diplôme en 1824, mais il ne pratiquera jamais la médecine.

Durant ses études de médecine, Hector Berlioz fréquente la bibliothèque du conservatoire de musique de Paris pour étudier des écrits musicaux. En 1823, il commence à écrire des articles pour le journal Le corsaire en se prononçant contre l’opéra italien et en faveur de l’opéra français. Trois années plus tard, en 1826, il est admis comme élève au Conservatoire de musique de Paris et fait des études de composition avec Jean-François Le Sueur, compositeur d’opéras et d’oratorios et maitre de chapelle au palais des Tuileries. C’est pendant ses études au Conservatoire qu’il commence à composer sérieusement et à s’intéresser à la philosophie musicale du romantisme. Poussé par ces idées, le compositeur s’affranchit des normes et des structures créées dans la période classique.

En 1828, il présente son premier concert avec ses ouvertures des opéras Les francs-juges et Waverley. Deux années plus tard, il présente sa composition Symphonie fantastique qui deviendra son œuvre majeure et est considérée comme l’une des premières symphonies à programme.