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le Jeudi 24 juin 2021 16:43 Divers

L’envol de la musique classique dans le romantisme_25

L’envol de la musique classique dans le romantisme_25
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 Le mariage de Robert Schumann avec Clara Wieck redouble leur succès dans les scènes de la musique classique en Europe. Robert intensifie sa production créative inspirée par Clara. En fait, la première composition qu’il écrit inspirée par Clara est Fantasia, l’œuvre que Schumann compose en 1836 (alors qu’il se voit refuser la main de Clara par son père) considérée comme une de plus représentative du romantisme. Depuis son mariage, Clara, pour sa part, interprète les premières compositions pour piano de son époux, puisque Robert, du a son problème de semi-paralyse de sa main droite, ne peut pas jouer le piano. Clara Wieck, devenue Clara Schumann, devient de plus en plus renommée non seulement par la beauté de ses interprétations, mais par la qualité de ses propres compositions (autour de 60 au total) pour piano solo, piano et orchestre, orchestre, chorale, et lied. Les époux Schumann présentent leurs œuvres à Berlin, Saint-Pétersbourg, Moscou, Prague, Vienne, et ont huit enfants. Après le décès de Robert à Bonn en 1856, Clara ne compose plus, mais présente plusieurs concerts en jouant ses œuvres et celles de Robert jusqu’à son décès en 1896.

La contribution de Robert Schuman au développement de la musique classique du romantisme allemand prend forme dans l’axe littéraire à travers ses articles publiés par des revues d’analyse et de critiques musicales telles que Neue Zeitschrift für Musik de Leipzig, dont les articles seront traduits en français et anglais, et par des conversations avec des compositeurs qui se trouvaient dans les villes visitées par les Schumann. Les compositeurs plus importants avec qui Schumann interagit souvent sont Felix Mendelssohn et Johannes Brahms. Sa position théorique est : la défense des idées de la liberté du compositeur, des structures considérées normatives dans la période classique, la propulsion des émotions intérieures dans la composition et l’importance des poèmes écrits dans la période romantique pour inspirer la com- position musicale.

Dans l’axe musical, Robert compose autour de 160 œuvres dont plusieurs struc- turées par plusieurs mouvements ou séries de chansons. Il compose symphonies, musique pour orchestres de chambre, concertos, chorales, et surtout des composi- tions pour piano et des lieds. Ses compositions pour piano sont des belles structures musicales dont leur complexité est un défi pour les pianistes, tels qu’Études sym- phoniques, Concerto pour piano en A mineur et Davidsbundler. Les 57 lieds, sont des sous-ensembles de poèmes chantés avec accompagnement au piano comme le Liederkreis opus 24 composé par neuf des poèmes d’Heinrich Heine.