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le Jeudi 29 juillet 2021 16:27 Divers

L’envol de la musique classique dans le romantisme_29

L’envol de la musique classique dans le romantisme_29
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Felix Mendelssohn (1809-1847) découvre la musique, les sciences et les lettres guidé par ses parents qui tenaient à Berlin un des salons littéraires, connecté avec ceux de Paris et de Vienne, salon dans lequel se réunissent des intellectuels de Berlin depuis qu’ils déménagent de Hambourg en 1811. Sans renier son origine juive, il est baptisé dans le Christianisme, mais il ne va pas à des écoles publiques ni au gymnase (école secondaire allemande). Son père l’introduit à l’univers des traditions, des contes, des lettres et des sciences juives et allemandes. Sa mère lui enseigne à jouer le piano et l’introduit à des professeurs de musique renommés tels que Marie Bigot de Morogues, compositrice et pianiste française qui coopère avec Beethoven, et Carl Friedrich Zelter.

Carl Friedrich Zelter est un des compositeurs et théoriciens de la musique du début du romantisme allemand. Professeur de l’Académie prussienne des arts et fondateur de la bibliothèque musicale de Berlin, il est membre de l’École de Berlin. École de musique fondée en 1740 par Frédéric II roi de Prusse dont son rayonnement dans le développement de la musique joue un rôle important et parallèle à l’école de Mannheim, écoles qui sont aux sources de l’utilisation orchestrale des crescendos. Mouvement connu comme fusée de Mannheim et qui dans le romantisme est utilisé avec des diminuendos pour représenter des changements brusques des émotions. Carl Friedrich Zelter utilise ces techniques dans ses compositions structurées avec la méthode de contrepoint. Techniques qu’ils apprennent à Felix Mendelssohn dès qu’il a 10 ans et à sa sœur Fanny qui a treize ans en étudiant les partitions des œuvres de Johann Sébastian Bach.

Felix Mendelssohn commence à composer dès qu’il a 11 ans et présente ses compositions dans le salon de ses parents. Les premières sont trois singspiels : Die Soldatenliebschaft, Die beiden Pädagogen, Die wandernden Komödianten (L’amour du soldat, Les deux éducateurs et Les comédiens errants) présentés entre 1820-22. Quatuor avec piano no 1 en do mineur présenté en 1822 et sa première symphonie est présentée en 1824. C’est en 1827 (lorsqu’il a 17 ans) que brille publiquement une de ses plus importantes compositions, son ouverture Ein Sommernachtstraum (Le songe d’une nuit d’été).