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le Jeudi 21 octobre 2021 16:35 Divers

L’envol de la musique classique dans le romantisme_40

L’envol de la musique classique dans le romantisme_40
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La période entre 1814 et 1817 est l’une des plus créatives de Franz Schubert. Entre ses études au Séminaire royal de Stadkonvikt et à l’école normale Saint’Ana pour laquelle il exerce le rôle d’aide-enseignant où il étudie le métier de professeur de musique, il compose plus de deux-cents œuvres dont une majorité de lieders. Mais, sa production comme compositeur commence en 1810 lorsqu’il a 13 ou 14 ans avec la Fantaisie en sol majeur pour deux pianos, suivi de plusieurs ouvertures (la plupart en ré majeur) et compositions pour piano et orchestre de chambre. Son apprentissage en composition et théorie musicale, guidé par son père, Michael Holzer, Wenzel Ruzicka et Antonio Salieri, lui permettent de maitriser les techniques de contrepoint et de basse continue. Mais ceci se termine lorsqu’en 1817 Franz décide quitter la maison dans laquelle il habite avec son père et part vivre avec des amis qu’il avait connus à Standkonvikt.

Cette décision devient son point de départ vers un monde poétique, littéraire et musical, animé par des salons littéraires qui, comme à Paris, à Londres et à Berlin, animaient la vie intellectuelle de Vienne. Soirées dans lesquelles des artistes et écrivains se réunissent pour discuter, performer et célébrer leurs productions et répercussions dans l’évolution artistique de l’Europe. Schubert reçoit l’admiration et le support de ses amis qui, à partir de 1821, organisent des présentations de ses œuvres dans leurs appartements. Parmi eux se trouvent le baryton Johann Michel Vogi et les poètes Johan Mayrhfer et Franz Adolf, présentations connues sous le nom de Schubertiades. Ces réunions étaient parfois interrompues par des groupes de contrôle politique de l’empire, sous le soupçon de complot, ce qui jamais n’a été prouvé et montre les idées loyalistes de Schubert. Schubert passe le reste de sa vie à Vienne, avec quelques voyages à Zseliz, en Hongrie, pour enseigner aux enfants du comte Esterhazy. Il décède à Vienne en 1828 à l’âge de 31 ans.

L’œuvre que Franz Schubert a laissée au patrimoine mondial compte plus de 1600 compositions musicales : symphonies, musique pour orchestre de chambre, opéras, etc. La plupart de ses compositions sont des lieders, parfois organisés en cycles composés de plus de dix poèmes d’un auteur, ou parfois des extraits d’un même poème qui peuvent représenter un épisode. Parmi ses poètes préfères se trouvent Wolfgang von Goethe, Wilhelm Muller et Walter Scott. De ce dernier il utilise son poème La dame du lac et compose pour le troisième chant le Ave Maria, l’une des plus belles mélodies reconnues dans tous les pays occidentaux.