Franz Liszt arrive à Vienne en 1822 à l’âge de 11 ans et commence à étudier avec Carl Czermi, pianiste, compositeur et professeur de grand prestige, qui a composé près de 850 œuvres et qui avait étudié avec Beethoven, Hummel et Salieri. Franz ne tarde pas à montrer son génie qu’il a exposé tout d’abord à Czermi, puis à Antonio Salieri, qui devient son professeur de composition musicale. En décembre de cette année, Franz est présenté dans un concert public au Landstandischer Saal de Vienne et son succès lui permet de participer à l’édition de l’anthologie musicale Vaterlandischer Kunstlerverein (Association patriotique des artistes), crée par l’éditeur musical Anton Diabelli. Cette anthologie réunit 51 compositeurs de langue allemande. Chacun compose une variation d’une valse composée par Diabelli (qui, en plus d’être éditeur, est compositeur). Parmi ces 51 artistes, Franz présente sa composition, avec celles de Johan Nepomuc Hummel, Carl Czermi. Ludwig Von Beethoven compose 33 variations de la même valse, mais demande à être publié séparément.
En 1823 Franz Liszt, accompagné par son père, part vers Paris pour faire des études à L’École royale de musique et de déclamation, mais en arrivant à Paris il souffre une grande frustration, car la direction de l’École refuse son inscription. En fait L’École royale de musique et déclamation est fondée lorsque le Roi-Soleil, Louis XIV, avait créé l’Académie royale de musique en 1669 (période durant laquelle les académies sont créées pour rassembler des importants artistes et intellectuels pour guider le développement des sciences et des arts en France). En 1784 le Conseil d’État avait décidé de créer, au sein de l’Académie royale de musique, l’École royale de musique et de déclamation. En 1822, le ministre Joseph de Villèle (président du Conseil de ministres de France) avait promulgué plusieurs lois et règlements pour empêcher des élans révolutionnaires dans les institutions d’éducation supérieure avec un contrôle sur leur clientèle et leurs services, et confirme la vocation de l’institution d’offrir ses services seulement aux Français. C’est la raison pour laquelle l’inscription de Franz Liszt est refusée. Frustration qui est surmontée par Franz et son père, qui décident de ne pas quitter Paris. Son père continuera à lui enseigner à développer sa maitrise des tempos, des échelles et des harmonies exactes, pendant qu’ils exploreront ensemble le milieu culturel musical de Paris à travers les salons littéraires.
