La journée du 26 avril a été trop courte pour que les représentants de la Commission scolaire francophone de division discutent de leurs objectifs pour les cinq prochaines années. Pour Jean-Marie Mariez, responsable de l’enseignement en français au ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, ce n’est que partie remise. Les directeurs et commissaires se retrouveront à nouveau face au gouvernement le 15 mai pour mettre sur papier les grandes lignes des besoins en francisation pour 2003-2008. Une autre rencontre est prévue au mois de juin pour réaliser une première ébauche des priorités en enseignement de la langue de la minorité et de la langue seconde.
« C’est un processus de consultations qui a été mis en branle et une série de réunions qui est en train de prendre place, a spécifié Jean-Marie Mariez. On espère avoir au cours des deux ou trois prochains mois une bonne esquisse de ce que les T.N.-O. vont avoir besoin pour les cinq ou six prochaines années. »
Les représentants de Hay River et de Yellowknife, de concert avec les observateurs de Fort Smith, d’Inuvik, de la Fédération Franco-TénOise et de Patrimoine canadien, ont passé en revue l’ABC du Protocole d’entente de 1998-2003 et de l’Entente Canada/T.N.-O.
Ce retour a permis d’enligner les intervenants vers la prochaine entente qui devrait entrer en vigueur en 2004 et de mettre en lumière une procédure complexe. « Il y a des gens autour de la table qui sont nouveaux, donc c’est important de faire le point avant d’aller de l’avant, pour savoir ce qui s’est fait, pour voir où on en est, pour prendre des décisions éclairées pour l’avenir », a mentionné Lorraine Taillefer, directrice de l’école de Hay River.
Même si la tendance est à la baisse, les participants à la rencontre espèrent que la prochaine enveloppe budgétaire du fédéral couvrira les besoins en matière d’enseignement du français. Le financement est passé de 1, 269 milliards en 1988-1993 à 881 millions en 1998-2003, soit une réduction d’environ 400 millions de dollars. Une diminution qui touche directement la qualité et le nombre de services. « Nos besoins ont énormément augmenté, se sont accrus, précise Jean-Marie-Mariez. On espère avoir des montants d’argent pour couvrir les coûts supplémentaires qui sont nécessaires pour rencontrer les besoins en éducation française dans le Nord. »
Le groupe vise le rétablissement du financement accordé en 1993. Pour le responsable des programmes d’enseignements de langue française aux Territoires du Nord-Ouest, la bonne santé de l’économie canadienne devrait profiter à l’éducation. « Tout semble bien aller pour le gouvernement fédéral, dans l’économie et dans les fonds avec tous les surplus. L’une de nos revendications est de ramener le plan de financement à ce qu’il était en 1993. »
Les deux ententes ont été révisées simultanément même si leur contenu diffère.
Le Protocole d’entente relatif à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la langue seconde concerne toutes les provinces et territoires. Il se négocie entre le Conseil des ministres de l’éducation et Patrimoine canadien. Une fois les budgets fédéraux accordés, Patrimoine canadien se tourne vers chaque province et territoire et négocie une entente bilatérale, soit l’Entente Canada-T.N.-O. Cette entente comprend le plan d’action quinquennal dans lequel les activités à prévoir, les résultats attendus, les indicateurs de performance et les dépenses prévues sont à définir.