le Vendredi 29 août 2025
le Vendredi 11 octobre 2002 0:00 Éducation

Un parent averti en vaut deux !

Un parent averti en vaut deux !
00:00 00:00

Près d’une dizaine de parents prennent part aux ateliers de formation offerts par le Regroupement des parents francophones des T.N.-O (RPF).

Le Regroupement des parents francophones des Territoires du Nord-Ouest tenait des ateliers de formation, le 4 et le 5 octobre, dans le but d’informer les parents sur leurs droits et le système d’éducation francophone aux T.N.-O. Tous en ont appris un peu plus sur la situation et on espère maintenant que l’information se répandra.

La demande des parents pour ces ateliers avait été faite lors de la Conférence de positionnement sur l’éducation en français d’avril dernier. Malgré le petit nombre de parents présents, la présidente du RPF, Nadia Laquerre, se dit satisfaite de l’affluence aux différents ateliers.

« Chaque participant avait un niveau de connaissances différent de la situation et tout le monde a appris quelque chose. J’aurais cependant aimé avoir plus de monde provenant des communautés », de laisser savoir Mme Laquerre. Au cours de la fin de semaine, les parents présents ont approfondi leurs connaissances sur l’historique du droit à l’éducation et l’article 23 de la Charte des droits et libertés, les responsabilités des parents aux niveaux local, territorial et national et sur la Loi sur l’éducation aux Territoires du Nord-Ouest. L’atelier sur la Commission scolaire francophone de division a été annulé.

Selon Mme Laquerre, l’exercice a abouti sur « une clarification des rôles respectifs de tous les organismes impliqués dans l’éducation en français langue première ». Toujours selon elle, plusieurs idées ont jailli des discussions et il reste maintenant à voir si « la formation reçue va se refléter par des actions ».

Le rôle du RPF a aussi été l’objet de discussions au cours de la fin de semaine. L’organisme territorial désire, en effet, servir davantage de pont entre les différentes associations locales, en plus de les lier avec la Commission nationale des parents francophones (CNPF), au niveau canadien. De plus, la principale clientèle de l’organisme sera les associations locales, plutôt que les parents.

Bien entendu, le dilemme auquel les associations de parents ont à faire face s’est glissé dans les discussions de la fin de semaine. Encore une fois, certains parents disaient préférer que les associations locales demeurent impliquées au niveau de l’école, alors que d’autres seraient d’accord pour une redéfinition du mandat de l’organisme.

Jean-Pierre Dubé, directeur de lisaison à la CNPF, a signalé qu’il s’agissait d’un débat récurrent au sein de la francophonie canadienne. Son organisme n’a cependant pas d’opinion arrêtée sur le sujet. « Les choix sont faits selon la situation et les besoins de la communauté ». Celui-ci considère que les choses vont bien au niveau organisationnel pour les Territoires du Nord-Ouest. « Il y a des acquis et de gros défis s’en viennent. Mais tout est possible quand les parents sont engagés », d’ajouter M. Dubé.

École à Fort Smith

Au printemps dernier, certains parents de Fort Smith avaient manifesté de l’intérêt à voir une école francophone s’implanter dans la communauté. Il semble maintenant que le projet ait été mis sur la glace. « L’intérêt a un peu disparu avec la belle saison et l’implantation d’une école part avec la volonté parentale. À Fort Smith, nous faisons face au fait que la communauté est petite et beaucoup d’éléments ont découragé les parents », de relater Mme Laquerre, qui habite dans la municipalité frontalière.

AGA

L’Assemblée générale annuelle du RPF a été marquée par la volonté de continuité. Entre autres, on veut remettre à jour les bottins électroniques sur les ressources en français pour la petite enfance. Mme Laquerre entend améliorer le document et le produire en version papier afin de faciliter la tâche des intervenants en petite enfance.