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le Vendredi 6 Décembre 2002 0:00 Éducation

Le manque d’espace menace le programme Après-école

Le manque d’espace menace le programme Après-école
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Avec l’apparition d’activités parascolaires après le temps des Fêtes, il deviendra difficile de faire de la place pour le service de garde après l’école.

Depuis bon nombre d’années, les parents dont les enfants fréquentent l’École Allain St-Cyr peuvent profiter d’un service de garde, à l’école, après les heures de classe. Un manque d’espace est à l’origine du problème qui a fait monter le ton d’un cran lors de la réunion de l’Association des parents francophones de Yellowknife, tenue le 28 novembre dernier.

C’est qu’après les Fêtes, plusieurs nouvelles activités parascolaires viendront s’ajouter aux services offerts aux élèves de Saint-Cyr. Or, ces activités requièrent aussi de l’espace, ce qui est devenu de plus en plus rare depuis la création d’une salle de classe dans la Rotonde pour d’accommoder les besoins de la 8e et de la 10e année.

Le problème s’était déjà manifesté durant l’année, notamment avec la venue de l’Expo-Livres qui se tient les 5, 6 et 7 décembre. « La directrice de l’école, Mme Leclerc, m’a proposée de faire comme dans les années précédentes et d’avoir le goûter dans les couloirs et d’ensuite, passer à la bibliothèque pour écouter un film et faire des activités très calmes », de laisser savoir Arlette Fonteneau, directrice de la Garderie Plein-Soleil, chargée de gérer le programme Après-école.

Cependant, Lucille Leclerc a laissé savoir que ce type de solution ne pouvait pas durer éternellement. « Quand Mme Fonteneau m’a demandé la Rotonde, en début d’année, je lui ai prêtée. Quand je suis capable d’aider, j’aide, mais quand je ne peux pas aider, je ne le peux pas. C’est l’espace que je n’ai pas », explique-t-elle, tout en spécifiant que le prêt de locaux, après les fêtes, dépendrait des activités parascolaires organisées par les enseignants et le comité parascolaire et communautaire de l’APFY.

« Depuis trois ans, on fonctionne avec le même espace, si ce n’est qu’il y a deux classes supplémentaires dans la Rotonde. Mais avant, on avait aussi ce même problème, alors qu’il y avait aussi de l’improvisation et du théâtre. Ces jours-là, on nous proposait une autre classe ou alors on intégrait les petits d’Après-école aux activités », laisse entendre Mme Fonteneau.

« Depuis l’arrivée de Mme Leclerc, il semble y avoir une vision différente de ce qu’est l’École Allain St-Cyr et je pense que c’est de là que vient le conflit. Moi je reviens au même point qui est que des solutions existent et qu’il suffit de les trouver », d’analyser la présidente de l’APFY, Yvonne Careen. « Pour moi, plutôt que d’être un conflit d’intérêt et de personnalité, ça revient à un manque d’espace et c’est un gros problème. Il faut regarder toutes les possibilités avant de dire que tout est fini et qu’il n’y a plus de place », ajoute-elle.

Pour Mme Leclerc, il est hors de question de se servir de salles de classe pour ce type de programme. « Au niveau des locaux comme tel, ils ne servent qu’à l’enseignement. Quand j’ai eu des discussions avec Mme Fonteneau, il y a toujours eu moyen de s’organiser », dit-elle, rappelant que l’école ouvre ses portes à la garderie Plein-Soleil de manière volontaire et qu’il s’agit d’un prêt d’espace.

« Après-école, ce n’est pas le dossier de la directrice de l’école Allain St-Cyr. C’est une solution de rechange qui a été apportée aux parents et à l’école. Ce que fait l’école, c’est prêter du matériel et des locaux. C’est l’espace que je n’ai pas et le but premier de l’école est l’instruction des élèves. Donc elle doit servir en priorité aux élèves et aux enseignants », dit-elle.

Pour ce qui est du ton emprunté par certains parents lors de la réunion de jeudi, Mme Leclerc ne s’en fait pas outre mesure. « L’APFY avait invité beaucoup de parents et je m’attendais à avoir une salle pleine. J’ai fait le constat que les parents qui étaient contre moi au niveau d’Après-école étaient ceux qui étaient assis autour de la table. S’il y avait vraiment eu du mécontentement au sein de la population, il y aurait eu plus de monde que ça à la réunion ».

« On veut me faire porter le fardeau d’Après-école et c’est un fardeau que je ne prends pas parce qu’il ne m’appartient pas. Ce n’est pas un programme de la direction de l’école, mais de la garderie », de mentionner Mme Leclerc.