Association des parents francophones de Yellowknife La division a eu lieu Les différences de point de vue étaient évidentes, lors de l’assemblée générale extraordinaire du 19 février dernier sur la division de l’Association des parents francophones de Yellowknife. Alors que certains parents s’interrogeaient sur la division, d’autres, bien en voix, ne voyaient pas la nécessité de créer deux comités distincts de parents.
Après quelques heures de discussions, Nicole Loubert a soulevé la proposition visant à élire deux nouveaux membres au conseil d’administration de l’organisme. Ces deux membres auraient, par la suite, travaillé avec un représentant de chacun des sous-comités afin de réviser les Statuts et règlements de l’organisme.
C’est à ce moment que les cinq membres présents du comité de politique et de promotion, Yvonne Careen, Danièle Couillard, Nathalie Godin, Carmen Moore et Isabelle Frenette, ont démissionné. « Tout allait bien, sauf que vers la fin de la réunion, tout a dégénéré. Nous n’avons pas pu prendre de décision au sujet du futur de l’APFY, donc on n’avait pas le choix. Nous croyons sincèrement que notre mandat est nécessaire », d’expliquer la présidente démissionnaire, Yvonne Careen.
Les membres du comité politique et promotionnel ont par la suite créé un nouvel organisme de parents, appelé l’Association des parents ayants droit de Yellowknife, l’APADY. Tout parent ayant droit de Yellowknife pourra être membre de cette association, « tant qu’il appuie la mission établie par l’APADY », qui consiste à promouvoir et à favoriser l’éducation en français langue première et à offrir divers services de soutien aux parents.
Sauf que pour l’instant, deux organismes de parents ont le mandat de politique et de promotion dans leurs Statuts et règlements. « C’est à chacun de prouver sa légitimité. Nous, on est déjà au travail pour faire du recrutement », d’expliquer Yvonne Careen. L’assemblée générale de formation de l’APADY est prévue pour le 5 avril prochain.
Du côté des membres restants du conseil d’administration de l’APFY, qui ont maintenant le mandat de tenir des élections pour compléter le conseil d’administration de l’APFY, on n’a pas pris de décision tant qu’au mandat futur de l’organisme. « Nous allons prendre du recul et réfléchir à l’orientation de l’APFY, avec le support du plus grand nombre de parents possible », d’expliquer Sylvie Boisclair, membre du comité.
Cette dernière conserve un goût amer des événements de la dernière semaine : « On s’attendait à ce qu’elles créent un nouvel organisme, puisqu’elles avaient une volonté féroce de se séparer, quelque soit l’opinion des parents. On trouve ça dommage, parce que finalement, les parents ont été renseignés, mais n’ont pas été consultés. Il n’y a pas eu de décision prise par les parents ».
Selon elle, et les autres membres de son comité, le nouveau conseil d’administration n’a jamais eu le temps de tenter de fonctionner avec deux sous-comités après l’assemblée générale annuelle du 26 septembre dernier. « Vous avez proposé la division à la deuxième réunion. On a même pas eu un an pour essayer de fonctionner avec deux comités », a lancé Martine Boulet-Pelletier au cours de la rencontre.
« C’est désolant », indique Sylvie Boisclair. « On peut créer une association des parents qui aimeraient bien revoir le service de repas revenir à l’école, ou une association des parents qui aimeraient plus d’activités culturelles ! On peut se séparer sans fin parce que tout le monde a ses propres objectifs. Moi je crois vraiment à la force du nombre et à une seule organisation qui représente tout ça ». Mme Boisclair signale que les élections au conseil d’administration de l’APFY auront lieu le 6 mars.
Au niveau du financement des deux organismes de parents, les membres qui restent du conseil d’administration de l’APFY consulteront les bailleurs de fonds. « On est sûr que ces gens-là n’ont pas fait ça sans savoir qu’ils allaient recevoir du financement. Ils étaient bien préparés et ils savaient où ils s’en allaient », de constater Mme Boisclair.
À partir du 5 avril, date de l’assemblée générale de fondation de l’APADY, la suite logique des événements veut que, si le nouveau conseil d’administration le désire, une demande d’adhésion en tant que membre de la FFT soit faite. Lors de l’assemblée générale annuelle de la Fédération Franco-TéNOise, qui se tiendra au mois de novembre prochain, à Inuvik, les délégués des quatre communautés auront à accepter ou non l’adhésion de l’APADY.
Quant au financement, il est attribué aux communautés, qui se partagent l’enveloppe selon les besoins de chacune des associations, suivant un processus établi conjointement par la communauté et Patrimoine canadien.