« Nous voulions conscientiser les commissaires à notre point de vue sur l’espace disponible à l’école et nous demandions de chercher des solutions à court terme et à long terme », d’expliquer Pierre Ouellet, qui a officiellement déposé la lettre signée par les enseignants lors de la réunion publique du 19 février dernier.
L’enseignant explique qu’une journée de travail d’un professeur ne se termine pas nécessairement à 15 h 15, alors que la majorité des jeunes retournent chez eux. « À la fin de la journée, il y a du temps où l’on fait de la préparation. Il ne faut pas oublier non plus qu’il y a des missions à remplir, le parascolaire fait aussi partie de nos tâches. On doit donc être capable de prolonger l’éducation de nos élèves », fait savoir l’enseignant.
« Le personnel enseignant de l’école Allain St-Cyr est conscient que la garderie désire offrir un service de qualité à sa clientèle. Mais la question demeure, aux dépens de qui ? », peut-on lire dans la lettre. On cite en exemple le fait que le service d’après-école se donne dans des espaces juxtaposés à des locaux de classes non insonorisés. Si bien qu’il est parfois difficile pour les professeurs de se concentrer sur la planification scolaire ou de rencontrer des parents après le départ des élèves.
« Notre but n’est pas de blâmer qui que ce soit. Tout organisme a le droit d’exister. Il faut assurer la qualité de vie pour tout le monde, pas juste la nôtre, mais celle de l’Après-école aussi », de préciser Pierre Ouellet, qui se dit satisfait de la réponse donnée par les commissaires. « Ils ont été très réceptifs. Ils ont proposé l’étude pour les portatives comme solution à moyen terme et éventuellement l’agrandissement de l’école qui se fera, c’est certain, à plus long terme ».
Le président de la Commission scolaire, Jean-François Pitre, dit comprendre les préoccupations des enseignants : « Il faut vraiment faire quelque chose parce qu’il y a tout simplement trop de monde au même endroit. On va voir le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation pour savoir si c’est possible d’avoir une portative pour l’année prochaine ». Il espère que ce genre de bâtiment pourrait être en fonction dès septembre prochain.
« Je leur ai dit qu’il faudrait plus ou moins patienter jusqu’à l’année prochaine, parce qu’on ne peut pas couper un programme (l’après-école) à mi-année. Il faut aussi considérer que c’est plus difficile à ce temps-ci de l’année puisqu’il fait trop froid pour envoyer les jeunes dehors pour une récréation », d’expliquer le président.
De son côté, le commissaire Christian Bergeron fait appel à la garderie Plein-Soleil, gestionnaire du programme, pour qu’elle cherche d’autres solutions à court terme. « Si l’espace est disponible, oui, on veut bien la prêter, mais l’école doit servir avant tout aux élèves et aux enseignants », lance-t-il.
« Déjà, pour l’année prochaine, avec la proposition des portatives, je pourrais vraiment voir une grande amélioration de la qualité de vie pour tout le monde. Avec des classes portatives, on pourrait libérer la Rotonde pour l’après-école. On reviendrait au statut quo par rapport à l’année dernière », de mentionner M. Ouellet, qui croit que « les enseignants sont capables de comprendre et de vivre avec ça plus facilement » en sachant que des solutions sont proposées pour septembre 2003.
Ce dernier rappelle d’ailleurs que les enseignants ont aussi proposé des solutions à court terme. Entre autres, l’envoi des élèves du parascolaire et de l’après-école pour une courte récréation après l’école. « Ça donnerait la chance aux enseignants qui sont dans des locaux plus bruyants de s’organiser, de se trouver un endroit pour travailler, de rencontrer des parents ou de faire des téléphones dans un environnement plus silencieux. Ce sont de petites affaires qui peuvent faire une grosse différence », soutient M. Ouellet.