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le Vendredi 14 mars 2003 0:00 Éducation

L’APFY inclut les ayants droit

L’APFY inclut les ayants droit
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Les membres du conseil d’administration de l’Association des parents francophones de Yellowknife n’ont pas perdu leur temps, après la démission des membres du Comité de politique et de promotion de l’organisme. Le 6 mars dernier, une assemblée générale extraordinaire était convoquée. À l’ordre du jour : des changements aux Statuts et règlements et l’élection de nouveaux membres au conseil d’administration.

La première modification aux règlements vise à accepter, comme membre régulier, tout parent ayant droit dont l’enfant ne fréquente pas un programme de français langue première. Le parent devrait en faire la demande et remplir le formulaire prévu à cette fin.

Réagissant à cette modification, Yvonne Careen, ancienne présidente de l’APFY et membre fondatrice de l’Association des parents ayants droit de Yellowknife, a soulevé le fait qu’il n’était pas mentionné que les membres devraient appuyer la mission établie par l’APFY.

« C’est certain que l’on vise la même clientèle, sauf que nous autres, on a restreint un peu plus que l’APFY. Nous avons dit que les membres de l’APADY devaient supporter sa mission. À l’APFY, on semblait dire que si les gens s’inscrivent comme membres, on suppose qu’ils supportent la mission. Moi, je ne laisse rien à la supposition », dit-elle. Mme Careen croit que les deux organismes travailleront chacun de leur côté, mais espère que « les visions des deux organismes se rejoindront ».

Pour Dianne Marsh, qui a été élue présidente de l’APFY au cours de cette réunion, les changements adoptés ne sont qu’un premier jet. « Nous n’avons eu que deux semaines et nous proposons quelques changements pour finir l’année. On va réviser tout ça d’ici l’assemblée générale annuelle », a-t-elle déclaré au cours de la réunion.

En plus de faire passer le nombre de sièges au conseil d’administration de onze à sept, l’assemblée générale a accepté de changer le point « e » de la mission de l’organisme. Ce point portait sur l’élaboration de programmes scolaires et parascolaires offerts par l’École Allain St-Cyr. Dorénavant, en vertu de ce point, l’APFY devra « participer activement à la réalisation d’ateliers et d’activités culturelles, sportives et artistiques en français pour les jeunes de la communauté de Yellowknife, de la petite enfance jusqu’à la douzième année ».

Lors du débat entourant l’adoption de ce point de mission, Yvonne Careen a soulevé le fait que tous les points touchant à la mission de promotion et de représentation politique de l’organisme demeuraient dans les Statuts et règlements. « Allez-vous accomplir toute la mission, avec la politique, et quels sont les gestes que vous allez poser ? », a-t-elle demandé.

« Nous autres, on considère encore l’APFY comme étant un comité d’école, jusqu’à ce qu’ils prouvent le contraire. Ça fait au moins quatre ans qu’ils n’exercent aucune représentation politique, ou très peu. Nous, on continue de le voir comme un comité d’activités parascolaires et communautaires », de mentionner Yvonne Careen.

De son côté, Dianne Marsh n’entend pas prendre de position politique tant que le nouveau conseil d’administration ne se sera réuni pour une première fois. « Personnellement, je crois que l’APFY aura toujours un côté politique et que ça va continuer », dit-elle.

Finances

Une surprise attendait les membres de l’APFY alors que les membres du conseil d’administration ont abordé le point des finances de l’organisme. Martine Boulet-Pelletier a demandé à Mme Careen de justifier une dépense de 482 $ et une autre de 2 400 $, dont les chèques ont été signés dans les journées précédant la démission du Comité politique et promotionnel, le 19 février dernier.

Selon Yvonne Careen, le montant de 482 $ était destiné à la réservation d’une salle, à l’hôtel Explorer, pour l’assemblée générale de formation de l’APADY, le 5 avril, alors que les 2 400 $ devaient servir à un spectacle d’Annette Campagne, au bar le Cave, dans la même soirée. Cette explication a suscité plusieurs réactions chez les membres de l’APFY qui ont martelé que l’argent de l’organisme ne devait pas servir à la fondation d’une autre association. Le fait qu’aucun contrat n’ait été signé avec Mme Campagne a aussi suscité plusieurs réactions.

Après un long débat, il a été suggéré que le nouveau conseil d’administration vérifie où sont allées ces dépenses et si celles-ci étaient légales. Plusieurs parents se sont fait entendre sur le fait que ces deux dépenses n’avaient pas été l’objet d’un vote en conseil d’administration.

Pour Dianne Marsh, il fallait que ce sujet soit abordé en assemblée générale. « C’est l’argent de l’APFY et ça n’appartient pas juste au conseil d’administration. Il s’agit d’argent dont on se sert pour faire des choses destinées à nos membres et je pense que eux aussi ont le droit de savoir quelles dépenses ont été faites », dit-elle.

Depuis la réunion du 6 mars, la réservation de salle à l’Hôtel Explorer a été annulée par l’APFY, qui a aussi repris le spectacle d’Annette Campagne à son compte. « L’endroit et l’heure du spectacle n’ont pas encore été déterminés, mais ce sera un spectacle familial », de signaler Mme Marsh.

Selon Yvonne Careen, l’assemblée générale de formation de l’APADY aura toujours lieu le 5 avril, à l’hôtel Explorer. « On va demander à l’hôtel qu’il retienne la facture et nous aurons 30 jours pour payer », de mentionner celle qui croit que les premiers montants d’argent destinés à l’APADY entreront à temps.

Sur la question de l’éthique entourant ces dépenses, Mme Careen croit que c’était « tout à fait légal ». « Nous avons pris des fonds qui étaient réservés au comité politique et promotionnel pour poursuivre notre mission en tant que comité. Nous l’avons fait avant même de savoir si nous démissionnerions le 19 février ».