Faire fructifier 2 500 dollars à court terme, moyen ou long terme n’est pas sorcier. L’étudiant de l’école secondaire Sir John Franklin, Duncan Hamre, en sait quelque chose. Il a remporté la première place du concours Teste ton QI financier aux TNO et la troisième place à l’échelle du Canada. Un prix de 750 dollars lui a été remis lors d’une cérémonie, qui a eu lieu le 11 avril dernier à l’Assemblée législative. Le jeune de 16 ans a soumis un essai de trois pages sur ce qu’il ferait s’il remportait le grand prix de 2 500 dollars. Obligations à prime, obligations d’épargne, certificats de placement garantis et fonds mutuels n’ont pas de secret pour lui.
« Je pense que c’est important pour les jeunes d’apprendre à gérer leur propre argent sans l’aide des autres, parce que c’est une habileté essentielle pour la vie. Il vaut mieux apprendre plus tôt que plus tard, car il sera trop tard », estime le jeune homme, qui dit tirer ses connaissances de la lecture et de ses conversations avec les spécialistes de la finance.
Le concours est organisé annuellement par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), un regroupement des organismes provinciaux et territoriaux voués à la réglementation du commerce des valeurs mobilières. C’est la première fois que les Territoires du Nord-Ouest participent. Les 399 jeunes Canadiens ont dû répondre à deux questions : comment seraient investis les 2500 dollars et est-ce que c’est important pour les jeunes d’avoir de bonnes connaissances financières ? Pour Duncan Hamre, il ne fait aucun doute que, plus les connaissances s’accumulent tôt, plus les bénéfices à long terme seront importants.
L’étudiant en immersion estime qu’à court terme, il est préférable de placer son argent dans des obligations d’épargne ou des obligations à prime. « C’est toujours tentant de dépenser l’argent qu’on a sous la main ou de la placer dans des comptes bancaires courants. Un placement d’une année dans des obligations à prime est approprié si on veut profiter d’un bon taux d’intérêt », a-t-il écrit dans son texte.
À moyen terme, le jeune opte pour un investissements dans des Certificats de placement garantis ou des fonds mutuels. « Cette approche a l’avantage de protéger une partie du placement à l’abri de toute fluctuation du marché », estime-t-il. À long terme, pour payer ses études universitaires, les fonds mutuels demeurent son option privilégiée. « On peut voir ce qu’on peut faire avec son argent pour la faire fructifier. Si ça fonctionne, on peut faire de l’argent en travaillant très peu! », mentionne Duncan Hamre, qui ne se voit pas, par contre dans la peau d’un grand magnat des finances.
Fait intéressant, il mentionne dans son essai que l’école devrait être le premier lieu d’apprentissage de la finance. « Les jeunes ont souvent de mauvaises connaissances de la finance, acquises soit lors des paiements des factures de carte de crédit ou parce qu’ils sont sous le poids de leurs prêts étudiants et de leurs dettes d’études. » Il aimerait que l’apprentissage de la finance de tous les jours, comme remplir un rapport d’impôts ou déterminer ses priorités financières à long terme, devienne un standard académique pour tous les jeunes étudiants.
Le jeune homme n’envisage pas de faire carrière en finances, mais estime que de solides connaissances seront toujours un atout. « Je ne pense pas avoir assez de connaissances pour me lancer en finances, mais si je continue à discuter avec les professionnels et à rester au courant de ce qu’il se passe dans le monde des affaires, je pense que ça pourrait bien me servir dans la vie. »